CACAO, SURF ET KOH LANTA

CHOCOLATE

Avant de quitter La Tigra, nous avons visité une plantation de cacao. Nous avons eu la chance d’avoir un guide rien que pour nous. Pour la visite d’après, il y avait au moins une vingtaine de touristes. Kévin, notre guide nous a d’abord parlé de l’histoire du chocolat avant de nous montrer les différentes étapes pour arriver à l’élaboration du ce dernier. Nous avons participé à tous les ateliers et surtout, nous en avons dégusté à volonté! Bref, une visite éducative et gourmande.

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PENINSULE DE NICOYA

Nous avons ensuite quitté La Tigra pour la péninsule de Nicoya. Ce nom a fait sourire Nico car c’est comme cela que son frère l’appelait quand il était petit. Nous avons voyagé toute la journée : route puis ferry puis piste et nous sommes enfin arrivés à l’hôtel que nous avions réservé à Santa Teresa. L’hôtel était rempli de surfeurs de tous les âges et de toutes les nationalités. L’ambiance était très zen et les gens sympas. Il y avait une petite cuisine commune et des espaces avec tables, canapés et hamacs. Dommage que ce soit si cher, parce que c’est le genre d’endroit où l’on pourrait rester facilement une dizaine de jours. Le gros point positif de cet hébergement était surtout son emplacement : à quelques mètres de la plage. Et quelle plage! LA plage des cartes postales : sable blanc, palmiers et cocotiers, et franchement pas grand monde. Nous en avons bien profité. L’eau était chaude, apparemment à 28 degrés, il n’y avait ni cailloux, ni rochers, et on pouvait marcher longtemps tout en ayant pieds. Parfait pour les enfants, contrairement à la plage d’Arugam Bay, au Sri Lanka, où la baignade était compliquée et du coup l’attente pendant que Nico surfait pas des plus plaisantes. Dès notre arrivée, Nico s’est acheté une planche de surf. C’est la même que celle qu’il a en France. Il est ravi. Nous avons également loué une petite planche en mousse pour les enfants et ils se régalés! Ils nous ont impressionnés : l’un surfait avec la planche de Nico, l’autre avec la planche de location. Au début, nous les poussions pour qu’ils partent sur les mousses et à la fait, ils ramaient pour partir tous seuls. Ils arrivent super bien à se mettre debout et ils étaient trop mignons à regarder nos bébés surfeurs. Malgré les Lycras et une épaisse couche de crème solaire indice 50, nous avons cramé et nous avons fini « vanille / fraise » comme les touristes chez nous l’été! Shame on us! Nous sommes restés trop longtemps et à une heure trop avancée de la journée dans l’eau. Du coup, tartinade de biafine pour tout le monde et surtout pour ceux qui commencent à se dégarnir et qui prennent des coups de soleil sur la tête! Mais chut… je n’ai rien dit…

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Le soir, nous avons profité de magnifiques couchers de soleil mais aussi de la super lune. Nous ne l’avons pas vu le soir-même mais le soir d’avant mais elle était déjà superbe.

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A Santa Teresa, nous avons aussi mangé dans un soda, sorte de petit restaurant. Casado pour les grands et hamburgers frites pour les petits accompagnés de délicieux batidos (milkshake aux fruits frais). Nous avons également fait un peu de shopping entre filles. Il n’y avait pas grand chose à voir mais c’était l’occasion de passer un petit moment juste avec ma doudou. Ce n’est pas toujours facile d’avoir des moments privilégiés avec l’un ou avec l’autre étant donné que nous sommes toujours tous les quatre ensemble.

Pour résumer, notre séjour à Santa Teresa était bien agréable et c’est une destination que je recommande pour nos amis surfeurs.

Nous avons fait ensuite le chemin dans l’autre sens : piste (le GPS nous ayant baladé nous avons eu droit à quelques passage de guets de fous!) puis ferry puis route jusqu’à Dominical car la presqu’île de Osa, notre destination suivante, était vraiment trop loin pour l’atteindre en une seule fois. Sur la route, nous nous sommes arrêtés au niveau du pont de Tarcoles pour admirer les dizaines de crocodiles qui se faisaient dorer au soleil ou qui jouaient les sous marins dans la rivière. Petit arrêt à Dominical pour que Jean-Michel surfeur puisse « checker le spot » (pour les non-initiés, un dictionnaire du surfeur est en préparation…) puis nous nous sommes mis en quête de notre logement pour la nuit. Une casita perdue dans la pampa. Et quand je dis perdue, c’est perdue. Nous avons eu beaucoup de mal à la trouver mais nous avons une fois de plus était très chaleureusement accueilli par « Pepe », un allemand qui vit ici depuis des années et qui aurait oeuvré en faveur de la réserve naturelle. Les enfants sont ravis car ils ont leur cabane rien que pour eux avec leur propre salle de bain. Mieux vaut aimer les bestioles car il y en avait partout. Je n’étais pas très rassurée mais j’étais loin de m’imaginer ce qui m’attendait à notre prochaine cabane.

Le lendemain matin, Nico est parti surfé puis nous sommes allés jusqu’à des cascades. 3 km de piste en montée et dans la chaleur mais tout le monde a bien marché. La première était une cascade d’une centaine de mètres dans laquelle la baignade était interdite et la deuxième, plus petite, offrait la possibilité de se rafraîchir. Malie n’a pas voulu se baigner, Téva et Nico en ont bien profité, quant à moi, quand j’ai vu qu’il y avait des poissons, je n’ai pas voulu y rester. Toujours courageuse quand il s’agit d’être au contact de la vie sauvage! Sur le chemin du retour, nous avons vu nos premiers aras. Bon, ils appartenaient à un restaurant, mais ils n’en avaient pas moins des couleurs magnifiques! Après cela, nous sommes partis pour la péninsule d’Osa.

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Encore beaucoup de route. A notre arrivée, il nous faut récupérer les clés à Puerto Jimenez. Le gars qui nous accueille nous donne 20 minutes pour faire des courses puis nous escorte jusqu’à la maison, enfin jusqu’à la cabane. Quand nous devons franchir un énorme guet, je comprends mieux pourquoi il voulait qu’on arrive avant la nuit. Jackie nous attend sur place pour nous faire faire le tour du propriétaire. L’équipement est rudimentaire, la douche extérieure et il n’y a pas de barrières pour fermer la mezzanine où dorment les enfants. Charmant. Il fait nuit très tôt. Nous nous dépêchons de manger (dehors, il n’y a pas de table à l’intérieur) mais nous ne pensons pas à fermer la porte du coup plein d’insectes se faufilant à l’intérieur dont d’énormes cigales. Nous luttons pour installer les moustiquaires correctement et je peux vous assurer que je ne me barricader sous les draps et sous la moustiquaire tout en imaginant des dizaines d’insectes essayant de me dévorer (sens de la mesure!). Le bruit des cigales géantes dans la moustiquaire me fait encore froid dans le dos. Mais ce n’était rien comparé à ce qui nous attendait pendant le nuit. En effet, vers 4 heures du matin, nous avons entendus des hurlements. C’était des singes hurleurs. J’avais l’impression qu’ils étaient sous ma fenêtre (en fait, ils étaient bien sous ma fenêtre). Leur hurlements sont vraiment flippants. Même s’il ne pouvait rien nous arriver, mon coeur cognait fort dans ma poitrine. Ce cinéma a duré une bonne heure.

Au petit déjeuner, un groupe de singes écureuils passent dans les bambous juste devant nous. Au secours! Qu’est-ce que je fais là? Et en plus on reste 5 jours!

Nous sommes partis en ville pour réserver la visite du parc national de Corcovado (guide obligatoire) et Nico insiste pour réserver aussi un tour de kayak (oh joie!). L’après-midi, nous profitons de notre jardin incroyable. Même si je ne suis pas fan de la vie sauvage, je dois reconnaitre que voir autant d’animaux à sa porte est tout de même extraordinaire. Nous avons eu la chance de voir le morpho (sublime papillon bleu emblème du pays), des perroquets verts, des aras, des singes écureuils et des singes hurleurs. Tout ça depuis notre terrasse. Assez unique.

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Le lendemain, nous avons rendez-vous à 5h20 du matin devant une petite boulangerie de Puerto Jimenez pour récupérer notre guide. Au premier coup d’oeil, nous avons un doute sur les compétences de ce dernier. Un vrai guide n’est-il pas censé avoir un énorme sac banane, des guides dépassant de toutes ses poches et un super téléobjectif? Le nôtre n’a rien de tout cela et nous confirme d’ailleurs dès les premiers mètres qu’il n’est pas vraiment guide mais que c’est un scientifique (geek, selon mon analyse) qui accompagne les touristes pour arrondir ses fins de mois. Nous roulons sur la piste pendant deux heures puis nous laissons notre véhicule sur un parking. Commence alors une marche d’approche de plus d’une heure et demie dont 30 minutes sur une plage (magnifique certes) en plein soleil et par une chaleur vraiment difficile à supporter. Pendant cette marche d’approche, le « guide » nous donne bien quelques informations mais nos guides précédents nous avaient déjà expliqué les mêmes choses et du coup l’effet de surprise n’y est plus. Quand nous arrivons enfin au parc national, Malie n’est pas au meilleur de sa forme. Elle a laissé beaucoup d’énergie à marcher sur la plage mais elle continue bravement. La balade dans le parc de Corcovado se révèle franchement décevante. Le parc en lui-même est très joli. Il longe une plage sauvage digne des plus belles cartes postales. Mais il fait chaud, notre guide n’a pas l’air franchement intéressé et nous ne voyons quasiment aucun animal. Nous avons payé une fortune (un prix absolument exorbitant), fait beaucoup de route, marché longtemps en pleine chaleur pour pas grand chose au final. Quand on pense qu’on a qu’à franchir la porte de notre cabane pour voir des animaux à foison, et gratuitement, ça fait un peu râler. Même topo pour le retour :marche, passage par la plage et piste. Cependant, au lieu de rentrer se reposer après une dure journée, Nico veut tester les spots locaux. Ils sont sur le chemin du retour alors je cède même si j’aurais préféré rentrer (la vie est faite de compromis…). Ce n’est pas le bon moment pour surfer mais il se met quand même à l’eau et prend quelques vagues minables. Nous ne pouvons même pas nous baigner car il y a des rochers partout. Quand nous rentrons enfin, Malie se plaint se de sentir mal. Nous la forçons à boire et à manger pour qu’elle reprenne des forces puis nous la mettons au lit. Et là, c’est le drame. Un premier vomito sur la moustiquaire, le drap du dessus, le drap housse et le tapis (elle n’aurait pas pu mieux faire) et le temps de lui monter un sac, un deuxième du haut de l’escalier sur … sa mère adorée qui lui montait un sac. Carnage. Scène apocalyptique. Il va sans dire que nous ne disposions pas d’une machine à laver et que nous avons du tout laver à la main. Trop sympa. Pendant ce temps, Téva se bidonnait sous ses draps en se repassant la scène de sa soeur dégobillant sur maman. L’accident enfin réparé, tout le monde est reparti ce coucher. Je suis d’autant plus déçue de la visite que Malie en a été malade. Mais rassurez-vous, la pauvre doudou était remise sur pied dès le lendemain.

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Le jour suivant, les enfants ont travaillé toute la matinée avec moi pendant que Nico était parti surfer. Puis l’après-midi, nous avons fait la fameuse sortie kayak. Comme vous pouvez l’imaginer, j’avais du mal à cacher mon impatience (NOT!!!). J’ai vraiment souffert à l’aller. Chacun de nous avait un enfant dans son bateau. Nico, trop heureux d’être dans un kayak s’amusait à faire des accélérations et à prendre des vagues pendant que je serrai les dents et que je ramais en silence en espérant secrètement que le supplice prendrait bientôt fin. Nous avons eu la chance de voir des dauphins tout proches de nous et la vue qu’on a de la mer sur la côte est vraiment très jolie. Nous avons longé des plages désertes de sable noir, ornées de palmiers. Puis c’est la pause (qui s’impose!). Bobby, notre guide, nous prépare un ananas. Puis nous faisons le retour par la rivière et nous naviguons au milieu de la mangrove. C’est calme. Il n’y a personne. Seulement nous et les petits oiseaux. Le guide tente de nous donner quelques explications mais nous n’arrivons pas à comprendre son anglais. Dommage. Nous assistons pour finir à un joli coucher de soleil.

Pour notre dernier jour sur la péninsule d’Osa, nous passons une bonne partie de la journée à la plage. Papa surfe, Malie lit dans son hamac et Téva et maman jouent aux Robinsons.

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Nous avons beaucoup apprécié notre séjour sur la péninsule mais si c’était à refaire, nous ne referions pas le parc de Corcovado.

Nous avons passé une nuit à San Jose pour rendre la voiture et à partir de maintenant le voyage se fait en bus. Une autre façon de voyager qui a ses avantages et ses inconvénients mais qui n’est pas sans charme…

15 réflexions sur “CACAO, SURF ET KOH LANTA

  1. Sylvain

    Je suis vraiment content que tu te sois éclaté en kayak et que tu es pu faire la bise à ces fameux singes hurleurs qui ont l’air super cool !!!
    En tout cas. Ça j’ai l’impression que c’est quand même super le Costa Rica, j’ai vraiment envi d’y faire un tour!!
    Et puis je pense que Yama sera super fan des singes aussi 🙂
    Bisous et bon bus !

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  2. Froment

    On attendait avec impatience la suite de vos récits de voyage . Que de magnifiques instants que vous vivez et surtout tout ça en famille . C est formidable. Inutile de vous dire de profiter de tout , vous êtes là bas pour ça. On fait un album photo au fur et à mesure. Grosses bises à vous quatre . Jean Luc et Corinne

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  3. christelle

    Waouh ! que de belles découvertes et d’impressionnantes émotions ! Tout le monde va bien c’est l’essentiel. A votre retour vous pourrez vous inscrire en famille pour participer à une émission de téléréalité… »A l’état sauvage » avec Mike Horn, « the island », « Kho Lanta », « Pékin express »….il y a le choix ! Bravo les aventuriers quel courage et quelle chance…et en plus vous avez encore rencontré Jean Michel !!!
    Nico a-t-il fait des photos des singes , aras, dauphins, crocodiles…?
    Prenez bien soin de vous ! Enormes bisous

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    1. Si Nico fait des photos d’animaux? Bien sûr ! N’étant pas spécialement fascinée par la vie sauvage j’ai égoïstement « oublié » d’en mettre au bénéfice de mes propres photos . Promis, je me rattraperai!

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  4. Nini

    Pauvre Malie chat et pauvre maman…!!! 😂😂😂 Le guide geek était plutôt du genre sheldon ou Léonard ? J’adore tes récits on s’y Voit tu devrais penser à écrire un livre de vos aventures ou autre. Gros bisous à vous 4!!!!!

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  5. Françoise et Pierre Salamé

    Que d’aventures ! c’est le lot des grands routards… Comme vous le faites, il faut savoir s’adapter à toutes les situations. Nous voyons que vos journées sont bien remplies et organisées entre les activités physiques, les randonnées et le travail scolaire pour les enfants. Maintenant, votre périple va changer de mobilité puisque la souplesse d’un véhicule va être remplacée par la semelle de vos chaussures et les bus. C’est une nouvelle expérience et sans doute plus de contacts avec les locaux qui s’annonce. Bonne suite de voyage. Grosses bises de Françoise et Pierre.

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  6. Arlette Rivière

    j’espère que Malie va très vite aller mieux et laver tout à la main c’est fatiguant ! mais quel plaisir de lire ton récit chérie nous vivons ce voyage avec vous !! presque comme si nous y étions !! pépé et moi vous embrassons très fort tous les quatre !

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  7. julien villebrun

    génial,toujours formidables vos récits .
    Tom:Genial,Teva elles étaient bonnes les vagues?
    Louis:malie tu vas bien ,tu as eu peur des singes?
    gros bisous à vous 4
    hâte de lire la suite de votre aventure….

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