Nos derniers jours en Bolivie

J’ai pris un peu de retard dans ce blog à cause de mauvaises connexions internet voire d’absence de connexion et du coup il me reste pas mal de choses à relater avant de vous conter nos nouvelles aventures au Pérou.

Nous en étions restés à Tupiza. Suite aux commentaires sur différents blogs de voyageurs, nous avons décidé de faire le fameux tour dans le désert de sel directement avec notre hôtel et nous n’avons pas été déçus. Nous avons voyagé pendant quatre jours dans un voiture confortable, avec un chauffeur prudent et à l’écoute et une cuisinière que pour nous. Ce qui n’est pas toujours le cas. Certains voyagent avec de plus grosses agences et se déplacent à la queue leu leu avec une seule cuisinière pour plusieurs groupes. Notre chauffeur avait bien compris que nous préférions éviter les autres touristes et s’arrangeait toujours pour qu’on soit seuls ou pour nous décaler des autres groupes. Quand à la cuisinière, une perle! Nous avons super bien mangé. Honnêtement, je ne sais pas comment elle faisait pour cuisiner d’aussi bons plats dans des conditions aussi précaires. Elle nous a même fait un gâteau!

Le premier jour, nous avons beaucoup roulé au milieu des lamas et des vigognes. Le midi, nous avons mangé dans le village natal de notre chauffeur. Il nous a montré la maison dans laquelle il vivait : une minuscule maison aux briques de terre juste à côté de l’école. Le village est toujours habité et il compte environ 80 familles qui vivent dans des maisons de terre comme celle du chauffeur. Dans l’après-midi, nous avons crevé et Santos (c’est le nom du chauffeur) a changé la roue en moins de deux malgré l’altitude qui rend tout effort difficile. Le soir, Elojia nous a servi un goûter pendant qu’elle préparait le repas. Le chocolat chaud fut le bienvenu. Nico, pour lutter contre le mal des montagnes s’est fait une infusion de mate de coca et l’a bien regretté par la suite car il n’a pas dormi de la nuit, nuit qui fut tellement fraîche que nous avons dormi tout habillés, doudoune comprise pour les filles, plus frileuses apparemment que les garçons. L’avantage, c’est que nous n’avons pas besoin de nous préparer le matin et que les sacs sont déjà prêts!

Le deuxième jour nous avons passé la journée dans le parc national où nous avons vu des paysages complètement différents : lagune colorée, lagune blanche, lagune verte, lagune rouge (n’en jetez plus la coupe est pleine!) geysers et magma en ébullition. Avec une pause dans un bassin d’eau chaude naturelle à 4000 mètres d’altitude. Le top! C’est également au cours de cette deuxième journée que nous avons fait un passage à 5000 mètres (enfin 4995 mètres pour être précis) d’altitude. Les enfants, tout au long du séjour, n’ont manifesté aucun inconfort et ont très bien supporté l’altitude.

Le troisième jour, nous avons observé et escaladé de belles formations rocheuses et nous sommes enfin arrivé au fameux Salar d’Uyuni. Nous avons eu beaucoup de chance car nous avons pu emprunter une route qui était impraticable jusqu’alors en raison des pluies et qui nous a mené de l’autre côté du Salar où nous avons pu dormir dans un hôtel de sel. Tout était en sel : les murs, les lits, les tables et les bancs. Absolument tout. Cela nous a beaucoup amusé. Le soir, nous sommes allés voir le majestueux coucher de soleil. Nous avons marché sur la croute de sel et nos pieds se sont enfoncés dans l’eau (en particulier ceux de Malie par ma faute, en voulant prendre une photo). Nico s’est carrément déchaussé et est resté les pieds dans l’eau glacée pour prendre des photos. Je ne suis pas allée jusque là, restant sagement au bord. Le coucher de soleil était absolument fantastique et malgré le froid, nous en avons pris plein les mirettes.

Le quatrième et dernier jour de notre trip dans le désert, nous nous sommes levés très tôt pour voir le lever du soleil. Santos nous a amené sur une petite île de sel où nous étions tous seuls. Habitué, il nous a fait faire de supers photos face au soleil levant dont une qui nous fait encore bien rire. En effet, il avait dans son idée de faire faire une forme de triangle à Nico et au enfants et ne voulait pas que je sois sur la photo. Il n’arrêtait pas de dire :  « Mama, un poquito mas, poquito mas » jusqu’à ce que je sorte du champ ! On en rigole encore. Après ce moment magique, nous avons repris la route jusqu’à l’île aux cactus. Il s’agit d’une île de corail en plein milieu du désert de sel sur laquelle poussent des cactus par milliers. Nous avons pris un petit déjeuner de rois au pieds de l’île avant d’en faire le tour. Vraiment surprenant ! Nous avons encore roulé un peu avant de nous arrêter au beau milieu du désert de sel pour faire des photos rigolotes. C’est un paysages vraiment impressionnant. Du sel à perte de vue et rien d’autre que le ciel bleu. Une fois encore, coutumier de l’exercice, Santos nous a guidé dans une séance photo loufoque. Certaines sont très réussies. Nous avons fait ensuite un passage par un ancien hôtel de sel transformé en musée et les enfants ont posé devant la statue du Dakar qui est passé par ici deux années de suite. Nous avons mangé à la sortie du désert. Pour notre dernier repas Elojia nous avait gâté avec des cocktails aux couleurs du drapeau bolivien puis nous avons fini notre périple au cimetière des trains d’Uyuni. Décor parfait pour jouer aux indiens et aux cowboys.

Nous avons fait le choix de passer une nuit à Uyuni plutôt que de prendre un bus de nuit pour la Paz afin que les enfants se reposent. Nous avons bien fait de faire le tour dans le sens Tupiza / Uyuni car il n’y a vraiment rien à faire à Uyuni. Notre hôtel était sans prétention et notre chambre au quatrième étage sans ascenseur…

Le lendemain fut une journée de transfert en bus vers la Paz. Presque 8 heures de trajet. Notre hôtel à la Paz est super bien placé et assez luxueux. En effet, grâce au programme de fidélité de Booking, nous avons payé notre chambre la moitié de son prix. Velours, ascenseur et petit déjeuner de roi, nous en avons pleinement profité. Seule la cuisine commune était vraiment petite mais les gens qui dorment ici et paient plein pot ont les moyens et manger au resto et du coup j’étais la seule à l’utiliser avec le personnel. La ville de La Paz est une ville très sympathique. Nous nous sommes promenés à travers les nombreuses échoppes. Une fois encore, tout est organisé par quartier : le quartier de la laine (j’ai lutté pour ne pas acheter un crochet et des pelotes de laines! Toutes les femmes s’occupent en crochetant ici. D’ailleurs notre cuisinière avançait dans son ouvrage pendant que nous roulions), le quartier des outils, le quartier des chaussures,… Nous avons pris beaucoup de plaisir à nous perdre dans les méandres de ce marché géant.

Nous avons en revanche été un peu déçu par le quartier de l’Alto. Mais cela nous a donné l’occasion de prendre les télécabines pour revenir sur La Paz et rien que pour ça, cela valait le coup. C’était un peu surréaliste de survoler la ville en télécabine.

C’est également à la Paz que les garçons ont réservé un tour pour descendre la route la plus dangereuse du monde (c’est ainsi qu’elle se nomme) à vélo. Nous avons donc fait deux groupes ; les garçons sont partis de leur côté pour toute la journée. Ils sont montés à 4700 mètres pour descendre ensuite 65km de piste. Téva a impressionné le guide tellement il s’est bien débrouillé. Quant aux filles, nous nous sommes organisé une « journée meufs » avec au programme tresse indienne, bracelet, bon petit resto, shopping et film Disney. Le pied quoi ! Tout le monde s’est retrouvé le soir autour d’une part de pizza.

Il y aurait encore tant à raconter sur notre séjour à La Paz : le marché des sorcières, la procession de la semaine sainte, le musée de la coca,… mais il me reste encore une ville à évoquer : Copacabana.

Le pauvre Téva a été malade pendant tout le trajet. Comme il n’y a pas de pont pour atteindre l’autre côté du lac, nous avons pris un petit bateau pendant que le bus traversait sur une barge. À Copacabana, nous avions un petit hôtel sympathique avec encore une fois une chambre au quatrième étage, mais cette fois-ci sans ascenseur ! Autant dire que quand tu as oublié un truc dans ta chambre, tu pleures! Nous y étions pendant le week-end de la semaine sainte, il y avait énormément de monde. Cela s’est calmé par la suite et nous avons pu profiter du lac et de ses joyaux : les îles de la lune et du soleil, le mont  Calvario et la péninsule de Yampupata.

Nous avons ainsi rechargé les batteries avant le départ pour le Pérou. Mais ça, ce sera pour une prochaine fois !

D’ici là, portez-vous bien !

9 réflexions sur “Nos derniers jours en Bolivie

  1. Famille Froment

    Encore merci pour tes beaux récits et tes photos qui nous font vivre vos aventures. Bravo les garçons pour votre virée sur la route de la mort . On a bien reçu votre carte postale illustrée par votre votre photo au dessus du sel , encore merci et gros bisous de nous deux.

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  2. christelle

    Depuis votre départ, votre périple nous tient en haleine, mais il faut avouer que ce récit là nous en met plein la vue ! A tel point qu’on pourrait être capable de dire… »la bolivie…oui je connais bien, le désert de sel, les lagunes colorées, les couchés de soleil, les marchés typiques » comme si on y était réellement allé, c’est magique…un peu comme avec un casque de réalité virtuelle…voilà c’est exactement ça, on lit et on a de suite le casque sur les yeux ! Au passage, félicitations pour la descente dangeureuse des « Warriors », bravo Téva quel courage ! Quant aux filles elles ont bien fait de se réserver une journée « Nanas », option tout aussi fun à mon avis !
    Pein d’énormes bisous !

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  3. Arlette Rivière

    Que de merveilles vous voyez !! merci de nous en faire profiter !! Bravo à notre Téva ( et son papa bien sur!) et le filles c’était cool !! malgré vos galères vous profitez un max !! et tant mieux vous êtes allés si loin pour bien profiter de tout !!! merci pour les magnifiques photos !! nous vous embrassons très très fort tous les quatre !
    P-S Emma j’attends que tu m’indiques ce que je t’ai demandé …merci

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  4. Françoise et Pierre Salamé

    Quelle merveilleuse aventure vous vivez, on ne peut que vous encouragez à continuer… Je ne connais pas la Bolivie mais ça donne vraiment envie d’y aller. Vous en avez bien de la chance de traverser ces paysages magiques et d’admirer toute cette beauté. Que de belles photos, et de souvenirs vous accumulez…. Grosses bises à tous les quatre de Françoise et Pierre.

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