Fin de l’Acte 1 Scène 4

Déjà 4 pays visités! Le temps file à toute allure et j’ai même l’impression que tout s’accélère.

Après notre séjour à Arequipa, nous nous sommes rendus dans différentes villes en remontant vers le nord du pays.

Nous avons d’abord fait un arrêt à Ica. Il n’y a pas grand chose à faire là-bas si ce n’est l’oasis et les dunes de sable de Huacachinas. Nico s’y est essayé au sandboard et nous avons assisté à un joli coucher de soleil, installés tout en haut des dunes (comme si nous n’avions pas assez marché les jours précédents).

IMG_5466IMG_5529IMG_5533

Puis de Ica, nous avons pris la direction de Pisco. Là non plus, pas grand chose à voir dans la ville à proprement parler. L’attraction touristique réside dans la réserve nationale située à Parracas, à 20 minutes de Pisco. Les îles Ballestas, accessibles depuis Parracas également, constituent l’autre intérêt de cette zone.

Nous avons commencé par faire notre traditionnel tour au marché pour faire quelques provisions. Le marché est sale et les vendeurs peu avenants. Il n’y a aucun touriste et nous commençons à découvrir une autre facette du Pérou, moins développée que les sites ultra touristiques du sud du pays. Un vendeur plus sympa que les autres nous met en garde contre les pick-pockets et les malfrats et nous invite à faire attention et à ne pas sortir quand le soleil est couché. Notre chauffeur de taxi nous avait dit la même chose quelques heures avant et cela n’est pas pour me rassurer. Je ne suis pas très à l’aise et je me sens passée au crible par les locaux, peu habitués à voir des touristes car ces derniers logent plus volontiers à Parracas. Nous mangeons notre pique-nique dans un square puis nous prenons un taxi pour aller à Parracas. Le taxi fait semblant de ne pas comprendre que nous voulons visiter la réserve et nous pose dans la ville. Nous ne savons pas trop comment nous y prendre pour aller à la réserve et nous nous interrogeons sur la suite des événements quand un gentil monsieur qui travaille dans une agence touristique nous propose de nous faire faire le tour. Il ne nous prend pas plus cher qu’un bus et nous bénéficions ainsi d’une visite guidée et privée de la réserve. L’endroit est très original. A l’époque, l’océan recouvrait une bonne partie du territoire et aujourd’hui, on peut encore en voir les traces. Nous avons ainsi vu de très jolis fossiles marins, témoins de la présence de l’eau à l’époque de la préhistoire. Nous avons également observé le travail de l’érosion mais aussi des mouvements des plaques tectoniques illustré par ce que les locaux nomme la « cathédrale ». Jusqu’en 2007, on pouvait encore observer une arche naturelle façonnée par l’océan. Malheureusement, lors du séisme de 2007, cette arche et une partie de la formation rocheuse se sont écroulées et il n’en reste pas grand chose. Nous nous sommes ensuite arrêtés à différents points de vue avant de terminer le tour par une visite instructive du musée de la réserve. Comme il n’y avait pas de cuisine commune à l’hôtel, nous avons dû sortir pour manger. Me remémorant les recommandations du vendeur et du chauffeur de taxi, je ne souhaite pas m’aventurer dans la ville et nous allons donc manger au plus près! Puis retour à l’hôtel direct! Courageuse mais pas téméraire!

BC63EB22-F8B6-489A-8476-20CCC175B6E7IMG_5546IMG_5556IMG_5572

Le lendemain nous avons fait le tour en bateau pour visiter les îles Ballestas. Ce n’est pas encore tout à fait la pleine saison touristique et il n’y a pas grand monde mais déjà les bateaux sont les uns derrière les autres. Je n’ose même pas imaginer le cirque que cela doit être en pleine saison. Nous ne pouvons pas accoster sur les îles. Seuls les animaux y vivent. Nous avons vu quelques pingouins (c’est vraiment trop mignon), des otaries et des centaines d’oiseaux. Jusqu’en 2012, le guano déposé par les oiseaux était récupéré, vendu et utilisé comme engrais. Depuis, des engrais chimiques ont remplacé cet engrais naturel. Les différentes îles en sont recouvertes et il s’en dégage une forte odeur.

Après Pisco, nous nous rendons à Lima. Nous n’y passons qu’une journée. Nous visitons le centre historique et à cause de la circulation, nous manquons de rater notre bus pour Mancora. Nous arrivons à la gare de bus 10 minutes avant le départ! Comme il y a presque 20 heures de bus jusqu’à Mancora, nous avons réservé un bus « de luxe » avec sièges inclinables à 180 degrés et écrans individuels. Les sièges sont très confortables et les enfants se « gavent » de dessins animés en espagnol. Peut être un trop car cela a valu à Téva une bonne migraine. A Mancora, la chambre que nous avons réservé n’est pas encore prête et on nous propose de nous loger dans l’hôtel d’en face qui appartient aux mêmes propriétaires. La chambre est certes plus petite mais il y a un super jardin. Finalement, nous ne sommes pas perdants au change. Une fois les sacs déposés dans la chambre, Nico s’est mis en quête d’une planche de surf à acheter (comme si on n’était pas assez chargé comme ça). Il trouvera son bonheur rapidement et enchaînera les sessions dans une eau à 24 degrés. Moins chaude qu’au Costa Rica et qu’au Panama, mais suffisamment chaude pour se passer de combinaison. Avec les enfants, nous profitons aussi de l’eau et de la plage et nous alternons baignades, jeux et travail. Cela fait du bien de se poser un peu au même endroit et de ne rien faire (notez mes progrès au passage!). Nous avons droit à de superbes couchers de soleil et nous nous faisons plaisir : cours de surf pour Téva (Malie n’a pas voulu prendre de cours) et cours de yoga pour moi. Qu’est-ce que ça fait du bien! Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une vraie, longue pratique et j’ai eu des courbatures pendant deux jours! Le personnel de l’hôtel est sympathique, tout comme les autres résidents et nous passons de beaux moments sous le soleil de Mancora.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il nous reste une dernière étape avant de quitter le Pérou : Chicama, la vague la plus longue du monde (je na sais pas pourquoi, je sens que ça vous fait rêver). Nous prenons ENCORE un bus de nuit (vraiment pourri celui-ci) et nous débarquons de bon matin à Chicama. Comme l’hôtel n’est pas encore ouvert, nous prenons notre petit déjeuner dehors, sur un banc, face à l’océan. Avant même de poser les sacs, Nico se trouve une combinaison à louer et sitôt installés, se jette à l’eau. Visiblement, il y a beaucoup de courant et les sessions sont fatigantes mais Jean-Michel surfeur se régale et on ne l’arrête plus. Il passe des heures à l’eau pendant que les enfants s’occupent en m’écrivant des messages pour la fête des mères dans le sable. Le dimanche soir, fête des mères oblige, nous nous payons un coup à boire. Mais je n’ai plus l’habitude de boire des alcools forts et je n’arrive même pas à finir ma Pina Colada. Mais qu’est-ce qu’il m’arrive?! Il ne faudrait pas que le voyage dure trop longtemps!

En dehors de cette merveilleuse vague, il n’y a rien à faire. Vraiment rien de rien. D’ailleurs le village est mort. Il n’y a personne dans les rues. Aucun touriste à part quelques surfeurs. En plus, il y a eu un séisme assez fort la nuit d’avant et les gens ont été un peu secoués (dans tous les sens du terme).

IMG_5778IMG_5790

Enfin, l’heure est venue de prendre notre dernier bus de nuit. Cette fois-ci, nous prenons un bus vraiment confortable et j’arrive à dormir un peu.

Arrivés à Lima, nous allons nous balader dans le quartier de Barranco aux rues décorées de magnifiques fresques puis nous allons dépenser encore quelques soles au marché et surtout, nous allons acheter une valise. En effet, au cours de nos quatre mois de voyage, nous avons fait pas mal d’achats et force est de constater que ça ne passe plus dans nos sacs qui sont prêts à craquer (et qui ont déjà commencé à craquer d’ailleurs). Nous perdons un temps fou dans les transports en commun. Il y a vraiment beaucoup de circulation et la journée s’avère fatigante. Nous n’avons pas vraiment apprécié la ville de Lima car c’est une très grande ville et en tant que bons campagnards, nous avons du mal avec les grosses agglomérations.

Alors voilà, le Pérou, c’est fini. Nous avons apprécié ce pays aux multiples facettes. Et nous avons aussi constaté les effets de la mondialisation sur ce pays. Plus de tenues traditionnelles. Les femmes, même les plus âgées sont habillés avec des vêtements modernes. Plus de tresses. Elles portent les cheveux courts. Plus de couvertures pour porter les bébés mais des poussettes à la place. Des supermarchés, des Starbucks, des McDo et des H&M. Tout le monde porte la même chose, mange la même chose et utilise le même téléphone. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose? C’est difficile à dire. Tout le monde a droit à la modernité. Mais est-ce que cela doit se faire au détriment de l’identité culturelle? That is the question! Je vous laisse vous faire votre propre opinion.

Sur ces bonnes paroles, je vous quitte pour mieux vous retrouver. Prochaine étape : les States.

IMG_5820

Bises à tous et d’ici là, portez-vous bien.

10 réflexions sur “Fin de l’Acte 1 Scène 4

  1. Françoise et Pierre

    Merci pour ces belles photos et ce reportage bien détaillé. Vous venez de terminer les 4 pays d’Amérique du Sud que vous aviez choisis d’explorer, à vous de découvrir maintenant les Etats-Unis… une culture différente encore… de nouveaux paysages grandioses. Que de magnifiques photos et récits en perspective… Encore merci de nous faire profiter de votre voyage. Nous attendons avec impatience la suite de vos aventures et vous embrassons très fort tous les quatre.

    J'aime

  2. Françoise et Pierre Salamé

    Merci pour ces belles photos et ce reportage bien détaillé. Vous venez de terminer les 4 pays d’Amérique du Sud que vous aviez choisis d’explorer… A vous de découvrir maintenant les Etats-Unis… une culture différente encore… de nouveaux paysages grandioses… de nouveaux souvenirs à emmagasiner… quelle chance vous avez…. Nous sommes heureux de pouvoir partager vos aventures grâce à vos récits et magnifiques photos et nous attendons avec impatience la suite des évènements. Nous vous embrassons très fort. A bientôt de vous lire.

    J'aime

  3. christelle

    Bien sur il faut rester prudent surtout lorsque les locaux eux mêmes vous le conseillent, vous gardez la tête sur les épaules c’est rassurant. Nico a vraiment du se régaler de surfer à cet endroit là ! Encore de magnifiques photos pour nous et de merveilleux souvenirs pour vous ! c’est un peu déroutant en effet de constater que l’uniforme type H et M remplace les tenues traditionnelles, la modernité devrait pouvoir s’intégrer sans effacer pour autant l’identité culturelle qu’il faut savoir préserver…. Maintenant place à l’acte 2…qui va encore apporter son lot de découvertes probablement très différentes des 4 pays précédents…nous sommes très impatients !!!
    Plein d’énormes bisous

    J'aime

  4. Arlette Rivière

    Merci encore pour ce super reportage et les photos qui vont avec !! Il y en a un au moins qui s’est fait plaisir !! c’est Nico !! dommage que la modernité gomme l’image que nous avons du Pérou mais nous la garderons en mémoire puisque nous n’avons pas vu, comme vous ce changement !! nous attendons avec impatience la suite …. et en attendant, portez vous bien vous aussi ! nous vous embrassons très fort tous les quatre !!

    J'aime

  5. christelle

    Ah oui, concernant la pina colada et autres….je te rappelle qu’à ton retour tu auras un mois pour t’entrainer avant mon anniv !!!! Il faudra tenir la distance ce jour là !!! Bisous !!!

    J'aime

  6. Famille Froment

    L Amérique du Sud et centrale c est fini , à vous maintenant les États Unis et une tout autre culture , mais de magnifiques nouveaux endroits à n en pas douter. Merci encore pour vos récits et vos photos qui nous font vivre un peu avec vous malgré la distance . Inutile de vous dire d encore en profiter, c est une évidence. Grosses bises à vous quatre et à bientôt de vous lire .

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s