Du sable, du quetzal et du volcan… Yes, please!

Bocas del Toro suite et fin

Nous avons passé deux très belles journées sur l’archipel avant de rejoindre le continent.

Nous avons loués des kayaks (oui, encore!) et cette fois j’ai enfin compris pourquoi autant de personnes aimaient faire des balades sur ce genre d’embarcations, ce qui était auparavant totalement incompréhensible pour moi. Je n’ai jamais compris pourquoi quelqu’un voudrait de son plein gré louer un kayak pour aller se balader. Mais pour une fois, je dois reconnaître que j’ai pris du plaisir (oui, vous avez bien lu) à naviguer. Cette fois-ci, pas de vent, peu de houle, un bateau léger, agréable, qui va droit tout seul (pourquoi personne ne m’avait dit avant que ça existait ?), que pour moi (pas d’enfant qui ne pagaie pas à transporter…). Bref, je crois que les conditions étaient réunies. J’ai passé un très bon moment sur l’eau. Téva avait également un kayak pour lui tout seul mais s’est fait allègrement tracter par Nico une bonne partie de la journée. Quand à princesse Malie, ben les princesses ne pagaient pas, c’est bien connu. Elle s’est fait promener la plupart du temps sur le bateau de son papa et a fait un bout de chemin sur le mien (vu que c’était presque trop facile de naviguer avec ce bateau, il fallait que j’ajoute un peu de piment à la promenade!).

Nous nous sommes arrêtés en chemin pour plonger. C’était la première fois que Malie plongeait avec un masque et un tuba. Passées les premiers minutes un peu délicates pendant lesquelles il faut accepter d’avoir le nez pris dans le masquer et de respirer par la bouche grâce au tuba, tout le monde s’est jeté à l’eau, au sens propre comme au sens figuré. Pour cette première expérience de plongée en famille, nous sommes restés à peu près une demie heure sous l’eau. En ressortant, on pouvait lire la joie et la fierté dans les yeux des enfants. « Maman, c’était comme dans Némo! ». Tu m’étonne John! Des algues de toutes formes, des coraux, des anémones de mer, des oursins géants et bien sûr des poissons en veux-tu en voilà ! Des gros, des petits, des rayés, des blancs, des noirs, des multicolores ! Chacun avait son préféré. Il y avait même Polochon, le poisson de la petite sirène ! Les enfants étaient ravis et ça faisait plaisir à voir. Ils ne parlaient que de recommencer. Nous avons ensuite continué notre promenade marine, passant ainsi devant un vieux village coupé du monde. Nous nous sommes arrêtés quelques mètres plus loin dans une cabane sur pilotis pour pique-niquer mais la pause fut de courte durée dans des guêpes y avaient également trouvé refuge à en juger par les dizaines d’essaims disséminés aux quatre coins de la cabane. Nous nous sommes ensuite engagés sur un bras de rivière qui serpentait dans la mangrove. Il y avait tout juste la place en largeur pour une embarcation et les milliers de racines caractéristiques de la mangrove qui se jetaient à l’eau conféraient aux lieux une ambiance toute particulière. Nous étions des Indianas Jones des temps modernes, nous nous imaginions attaqués par la végétation, seuls au monde au fin fond de la jungle. Et seuls au monde, nous l’étions! Nous n’avons croisé personne de la journée. Nous avons été obligés de rebrousser chemin, la rivière étant devenue trop étroite. Nous avons ainsi quitté ce décor à la fois mystique et oppressant pour retrouver l’océan et son ciel dégagé. Quelques mètres plus loin, nous nous sommes une fois de plus mis à l’eau pour observer d’énormes étoiles de mer. Mais les enfants voulaient absolument retourner au premier spot de plongée. Ils ont manifesté tellement d’enthousiasme que nous y sommes retournés. Cette fois ci, nous avons plongé une heure. Les enfants se sont très bien débrouillés, d’autant plus qu’ils n’avaient pas de palmes. Ils étaient ravis de leur journée et ça faisait plaisir à voir.

Le lendemain, nous sommes allés sur l’île principale pour aller à la plage. Nous ne trouvons pas de bus pour nous emmener à playa Paunch alors nous prenons une navette. À peine arrivés sur le spot nous tombons sur la famille chilienne que nous avions rencontrée lors de notre transfert vers le Panama. Un papa surfeur, une maman et ses deux filles (4 et 9 ans), tous blonds aux yeux bleus ! Pas du tout typés chiliens! Les deux papas surfeurs (qui en plus de leur passion pour le surf partagent le même prénom) ont fait une session ensemble pendant que les mamans et les enfants enchaînaient les parties de UNO, LE jeu universel par excellence. Puis Isabel (la maman) nous a appris à faire des bracelets. Les enfants avaient déjà repéré ses talents dans la navette qui nous emmenait vers le Panama et bavaient sur ses créations (pour être honnête, je partageais leur admiration) et c’est avec joie qu’ils ont accepté sa proposition. Ils ont très vite appris comment faire et ont réalisé de très jolis bracelets. Il ne me reste plus qu’à trouver du fil coloré ici et à moi les heures de tranquillité ! En tous cas, petits comme grands, nous avons passé un bon moment et qui sait, peut-être nous retrouverons nous un jour quelque part.

Le lendemain nous avons quitté l’archipel de Bocas del Toro pour nous rendre à Dolega, une petite ville près de Boquete.

Nous avons pris une navette privée qui nous a déposé devant la porte de la maison. La dame chez qui nous séjournons est très accueillante. Elle m’a de suite proposé de m’emmener faire des courses dans la ville d’à côté car nous sommes dans un quartier un peu isolé. La vie est beaucoup moins chère qu’au Costa Rica et elle m’expliquait que les costariciens venaient acheter leurs vêtements ici. C’est une avocate qui habite une belle maison dans uns résidence assez chic et très calme. Elle vit avec son fils Alejandro qui a douze ans et qui passe tout son temps à jouer à Fornight. Assez désolant. Nous vivons donc à leurs côtés ce qui m’oblige à prendre sur moi et à aller vers les autres. De toute façon, je n’ai pas eu le choix : le trajet en voiture ne m’a pas laissé d’autre alternative que de m’ouvrir à discussion. Ce n’est pas si facile que ça de déambuler chez des étrangers, utiliser leur salon, leur cuisine, fouiller dans les tiroirs et les placards pour trouver les ustensiles dont on a besoin. Mais c’est un bon exercice. Et Reneyra sait nous mettre à l’aise. C’est toujours intéressant de pouvoir discuter avec les habitants et cette cohabitation nous en offre une belle opportunité.

Nous avons pris un bus pour aller à Boquete. Arrivés sur place, nous avons réservé l’ascension du mont Baru en 4×4 pour les enfants et moi. Le départ est fixé à 3h45 du matin. Quant à Nico, il fera l’ascension à pieds et va devoir marcher toute la nuit : départ à 23h30 pour lui.

Puis sur les conseils de la fille de l’agence, nous avons pris une navette pour faire la Pipeline Trail, une petite rando facile et familiale qui mène à une cascade et au cours de laquelle nous avons une chance de voir le fameux quetzal. Dans la navette qui nous amenait au départ, nous avons rencontré deux américains qui venaient pour la même chose que nous.

Nous avons avancé prudemment, en silence, en levant la tête à chaque bruissement d’ailes, plein d’espoir mais en même temps sceptiques. Il était déjà tard et ce n’était peut être pas le meilleur moment pour en voir. Au bout de 2 kilomètres, un panneau indiquait « habitat naturel du quetzal » et en effet, c’est à peine quelques mètres plus tard que nous avons eu la chance de le voir. Un guide était en train de le montrer à une touriste et nous avons ainsi pu profiter du spectacle. Les Américains nous ont rejoints pour observer cet animal majestueux. Au bout d’un moment tous les touristes sont partis et il ne restait que les Américains et nous. Nous avons eu la chance de le voir sous toutes les coutures car il s’est déplacé à plusieurs reprises. Nous avons également pu observer la femelle. Ils étaient relativement près de nous, parfaitement visibles à l’œil nu et une merveille à observer aux jumelles. C’est un oiseau aux couleurs extraordinaires avec une magnifique queue. Nous avons passé près d’une heure à les l’observer. Les enfants ont pris plein de photos et sont restés patients et silencieux, conscients de la chance que nous avions. Quand nous nous sommes remis en route, tout le monde avait le sourire. Nous avions envie d’arrêter tout le monde pour dire : « je l’ai vu! ». Un super moment en famille. Nous avons pique-niqué à la cascade puis nous avons rebroussé chemin. A peine arrivé au point de départ, nous avons encore eu de la chance car une navette est arrivée aussitôt. Le retour fut assez hallucinant. Chaque fois qu’il voyait quelqu’un au bord de la route, le chauffeur s’arrêtait pour le faire monter. Nous avons fini à 22 dans une navette qui comptait une douzaine de place, tous les uns sur les autres. Chaque fois on se disait « cette fois ci on est vraiment plein » et chaque fois d’autres personnes montaient! À la dure ! Ça fait des souvenir et ça fait partie du voyage à part entière.

La ville de Boquete est une petite ville sympathique et agréable. Les femmes et les petites filles portent pour la plupart de belles tuniques en couleur avec des gains coordonnés. Les gens sont très bruns, assez petits, mats de peau et aux yeux très noirs et un peu en amande. Très différents des costariciens.

Le jour d’après, nous avons fait un tour à David, la deuxième plus grande ville du Panamá mais la chaleur étouffante aura eu raison de notre bonne volonté et nous nous sommes réfugiés chez Reneyra où nous en avons profité pour faire travailler les enfants.

Mardi 12 mars, nous sommes retournés à Boquete. Le matin, nous avons fait le marché « du mardi », lieu de rencontre des Américains qui vivent dans le coin et vaste fumisterie. Il s’agit là d’un marché pour touristes tenus par des expats. Puis nous avons fait le marché municipal. Au lieu des étals traditionnels, chaque marchant a son box en dur. Sur les conseils d’un chauffeur de taxi nous avons acheté deux barres de Dulce. Je ne sais pas trop ce que c’est mais c’est extrêmement sucré et seul Nico a réussi à l’avaler. Nous avons également fait quelques boutiques mais tout est très cher.

L’après-midi, nous avons fait la randonnée des 3 cascades, une randonnée avec des passages plutôt engagés qui comme son nom l’indique mène à 3 cascades. Nous n’avons pas été déçus du spectacle mais notre progression a été rendue difficile par la pluie. Il pleuvait énormément et nous avons dû en découdre avec la boue. Mais ça valait totalement le coup. Pour revenir sur Boquete, nous nous sommes fait embarqués à l’arrière d’un pickup. Je vous laisse imaginer la joie des enfants ! En plus nous avons vu trois magnifiques arc-en-ciels qui décrivaient des arcs de cercles parfaits. Encore une merveille de la nature. Nous avons mangé assez tôt le soir et nous avons essayé de dormir le plus tôt possible car le lendemain nous attendait l’ascension du volcan baru.

Nico est parti à 11 heures du soir et a marché toute la nuit pour gravir les 14 km et 2500 mètres de dénivelé qui le séparait du sommet. Avec les enfants, nous nous sommes levés à 3 heures du matin et nous avons pris un 4×4 jusqu’en haut du volcan. Ça secouait fort et seuls les conducteurs aguerris peuvent monter jusqu’en haut. Nous sommes arrivés au sommet à 5h30 du matin, de nuit. Nous sommes sortis une première fois de la voiture pour voir les lumières des villes de part et d’autre du volcan. Le ciel était dégagé et rempli d’étoiles. Nous avons vu la grande ourse… dans l’autre sens! Il faisait très froid et il y avait beaucoup de vent. C’était dur pour les enfants. Nous sommes ensuite retournés à la voiture pour attendre le lever du soleil. Nico, de son côté est arrivé à proximité du sommet vers 3 heures du matin. Il s’est abrité dans une cabane avec d’autres randonneurs et s’est réchauffé auprès d’un feu. Je l’ai retrouvé vers 6 heures, sautillant comme un cabris (il avait étonnamment encore de l’énergie !) : « c’est maintenant! Il faut y aller! ». Nous sommes vite sortis de la voiture et nous avons escaladé une centaine de mètres avant d’arriver au point le plus haut. Nous avons enroulé Malie dans des couvertures car il ne faisait vraiment pas chaud. Et nous avons attendu tous ensemble, sur le toit du monde, le lever du soleil. Un moment fort en émotion surtout pour les adultes, les enfants ne réalisant pas vraiment la beauté du paysage et la situation exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvions : au sommet d’un volcan à 3475 mètres d’altitude, l’océan Pacifique d’un côté, l’océan Atlantique de l’autre et une lumière naturelle de fou! Scène incroyable. Je crois que je ne jamais vu un lever de soleil aussi beau de ma vie. J’ai fait quelques photos puis j’ai redescendu les enfants à la voiture car ils avaient froid. Le petit déjeuner nous attendait et nous avons pu nous réchauffer avec une boisson chaude. Nico nous a ensuite rejoint puis chacun est reparti, le sportif à pieds, le commun des mortels en 4×4. Quel souvenir ! Boquete restera un moment fort de notre voyage.

Prochaine étape : Santa Catalina avec au programme plage et surf. On va pouvoir souffler un peu car mine de rien, les temps calmes sont rares.

À très bientôt.

D’ici là, portez-vous bien.

BYE BYE COSTA RICA, WELCOME TO PANAMA!

Vendredi 1er mars
Après avoir petit déjeuné, nous sommes allés à vélo jusqu’au centre du village. J’ai patienté pendant des heures au distributeur automatique, tout ça pour rien car arrivé juste avant mon tour, il n’y avait plus de billets. Grrr.Nous avons acheté nos billets de bus pour Manzanillo et nous avons sagement attendu que ce dernier arrive. Malie s’est occupée en remplissant son carnet pendant que les garçons scrutaient l’océan. Le bus est enfin arrivé avec 30 minutes de retard. J’aime bien voyager en bus. Je ne sais pas pourquoi, je trouve ça reposant et dépaysant. Arrivés à Manzanilo après 25 minutes de trajet, nous nous dirigeons vers la réserve. Les lieux sont superbes. Les plages sont idylliques et nous cheminons au cœur d’une végétation luxuriante. Le seul hic : la boue ! Il a beaucoup plu cette nuit et les nuits précédentes et la boue rend notre progression difficile. Mais ça en valait totalement la peine. Après la pause déjeuner, nous nous sommes baignés et les gars ont même plongé. Ils ont vu des poissons bien sûr mais ont aussi trouvé des étoiles de mer.
Nous nous sommes dépêchés pour prendre le bus du retour (que nous avons eu à 2 minutes près) et la journée s’est poursuivie par une session de surf pour les enfants. J’ai encore fait chou blanc au distributeur. Ça commence à m’inquiéter. Les enfants se sont régalés dans l’eau une fois de plus. Quelques courses pour le soir puis nous rentrons.

Samedi 2 mars
Ce matin, en se levant, Téva s’est plaint de son ventre. Et ça n’a pas manqué : malade. J’avais prévu d’aller à un cours de yoga 🧘‍♀️ et je pensais qu’après lui avoir donné un smecta ça irait mieux et donc je suis quand même partie à mon cours de yoga. J’avais lu auparavant d’excellentes critiques sur TripAdvisor et les tarifs étaient raisonnables : 12 dollars le cours. Je me rends donc au cours en laissant Téva avec Nico et Malie. Après quelques minutes à vélo, je trouve facilement l’endroit. C’est un lieu absolument merveilleux, propice au calme et à la méditation. Un lieu parfait pour pratiquer le yoga et se ressourcer. J’ai vraiment beaucoup apprécié cet endroit magique. De plus le cours proposé ne m’a pas déçu. J’ai suivi un cours de yoga ashtanga avec une très bonne prof. Vraiment super. Et pour couronner le tout, ça ne m’a coûté que 2 dollars. La fille de l’accueil s’est emmêlé les pinceaux quand je lui ai demandé de payer en colónes et m’a demandé seulement 1200 colónes. Sur le coup, je n’ai même pas réalisé… Un cadeau imprévu ! Ça m’a fait beaucoup de bien car les occasions de pratiquer se font rares. J’ai fini par m’acheter un tapis de yoga car à même le sol, la pratique était trop désagréable. Je ne sais pas si je reviendrai un jour dans cet endroit mais j’aimerais beaucoup y faire une retraite de yoga ou pourquoi pas une formation de prof de yoga pour compléter celle que j’ai déjà.
Sur le chemin du retour, j’ai fait la queue pendant 20 minutes au distributeur et j’ai enfin obtenu mes précieux dollars! Je suis rassurée car nous en avions besoin pour payer les taxes à la frontière.
C’est un Téva tout patraque que j’ai retrouvé en rentrant de mon cours. Nico est allé à la plage avec Malie pendant que je veillais mon petit malade. Malie, comme un grande, a pris mon vélo et s’est chargée de la liste des courses. Téva s’est beaucoup reposé mais son état ne s’était toujours pas amélioré à la mi-journée. En début d’après midi, Nico est parti surfer. Les enfants ont regardé un dessin animé (Téva n’étant pas en état de faire quoi que ce soit) puis Malie est repartie à la plage avec son père. Ils ont apparemment passé un très bon moment père / fille, moment trop rare car Malie a tendance à rechercher ma compagnie alors que Téva préférera naturellement celle de Nico. Du coup, on essaie de se ménager au maximum des moments avec chacun d’eux.
Téva a fini par s’endormir et ne s’est réveillé que quand on a couché sa sœur. Apparemment il n’a plus mal au ventre, ce qui est déjà pas mal.

Dimanche 3 mars
À mon grand soulagement, Téva s’est réveillé reposé et en forme. Il avait repris des couleurs et a savouré son petit déjeuner. J’ai fait travailler les enfants puis nous sommes allés à la plage. Pas question pour Téva de se baigner pour l’instant. Il restera donc sur la plage avec Nico pendant que Malie et moi faisons les folles dans l’eau : portée de Dirty Dancing ( spéciale dédicace pour ma pt’ite caille), acrobaties et sirènes 🧜‍♀️, je suis ressortie au bout d’une heure épuisée. C’est que ça a de l’énergie ces petites choses-là. Quelques dernières courses puis nous rentrons manger. Encore une petite session de travail puis nous reportons à la plage. Cette fois-ci, nous nous rendons à la plage de Cocles, le spot de surf de Nico de ces derniers jours. C’est un peu loin et la baignade est difficile mais c’est joli. Au moment d’enfourcher nos vélos pour prendre le chemin du retour, c’est la déconvenue : nos deux vélos sont à plat ! Nous devons faire le trajet retour à pieds en poussant nos montures rebelles. C’est long! Arrivés dans le village, nous nous arrêtons dans un bar pour trinquer une dernière fois au Costa Rica. Comme le veut notre tradition de voyageurs radins, nous avons gardé nos dernières colónes pour tout dépenser le dernier soir. Il ne reste pas grand chose mais nous nous payons un coup à boire et quelques babioles qui viendront alourdir nos sacs déjà chargés.

Demain, c’est le grand départ pour le Panama. Nous n’avons pas vu le temps passé! Nous avons du mal à réaliser que nous avons déjà passé un mois à l’étranger, à des milliers de kilomètres de nos quotidiens de fonctionnaires bien rangés.

Lundi 4 et mardi 5 mars

Pour notre passage au Panama, nous avons fait appel à une compagnie qui prenait en charge le passage de la frontière et le transfert vers les îles de Bocas del Toro. Nous avons d’abord pris une navette pendant un peu moins d’une demie heure avant d’arriver à la frontière. Là, nous avons été débarqués : la frontière se passe à pieds ! On vous fait d’abord passer par une guitoune qui vend des cartes SIM et des cacahuètes pour vous acquitter de votre taxe de sortie. C’est un peu surréaliste! Pendant ce temps, vos bagages sont déchargés. Puis nous passer ensuite à la douane Costa Ricaine pour faire tamponner vos passeports. Bye bye Costa Rica. Vous traversez ensuite un long pont et de l’autre côté, on vous fait zigzaguer entre une multitude de petites boutiques « duty free » toutes plus décrépies les unes que les autres. Finalement M. IKEA n’a rien inventé. Et enfin, au milieu de ces bâtiments pour certains quasi en ruine, vous tombez sur la douane panaméenne, équipée de détecteur d’empreintes et de trombines dernier cri. Il faut le voir pour le croire ! Pour pouvoir entrer au Panama, il faut impérativement fournir des billets d’avion prouvant que vous quittez le pays, ce que nous avions fort heureusement. Un tampon et un bienvenido plus tard, vous voilà officiellement au Panama. Facile! Une autre navette et nos bagages nous attendaient de l’autre côté.
Nous avons ensuite roulé pendant près d’une heure avant d’arriver sous la pluie à l’embarcadère. Nous y avons pris un bateau pendant une vingtaine de minutes direction les îles de Bocas del Toro. Arrivés sur place, nous avons du prendre un autre bateau qui nous a emmenés sur l’île de Bastimentos, juste en face à quelques minutes à peine. Le conducteur a eu la gentillesse de nous déposer quasiment en face de l’hôtel. Plusieurs dizaines de marches et les statues des rois mages nous ont accueillis (et aussi un gars à la réception au français impeccable). La chambre que nous avions réservée étant prise nous avons été « upgradés » pour la nuit et jour nous sommes vus attribuer une chambre avec salle de bain privative. Le luxe!
Nous avons fait un petit tour sur l’île. L’ambiance y est très cool. On sent qu’on est dans les Caraïbes. Il y a beaucoup de couleurs, des odeurs de cuisine, des poules en liberté, des enfants qui jouent avec des bouts de bois et des rubans (Nini, le Héri est arrivé jusque là-bas! Trop drôle 😄 !) et des femmes aux cheveux incroyables : couleurs vives, tresses ou chignons, de véritables œuvres d’art. Nous achetons 3 bricoles pour le repas du soir dans une épicerie hors de prix et nous rentrons ensuite à l’hôtel.
Le lendemain, Nico est allé courir pendant que je faisais travailler les enfants puis nous avons dû changer de chambre. La nouvelle chambre est plus spacieuse mais c’est sanitaires communs, tels que c’était initialement prévu.
En fin de matinée, nous sommes allés à Bocas Town pour retirer des sous. Nous avons mangé de supers bons tacos dans un petit restaurant sympa puis étant donné l’heure tardive nous sommes allés à la plage la plus proche. Elle n’a rien de fantastique mais ça nous a permis de nous baigner. Avant de repartir sur notre île, nous avons fait des courses pour 5 jours : 100 dollars pour un sac de courses. Encore plus cher qu’au Costa Rica. Peut être parce qu’on est sur une île.

Mercredi 6 mars et jeudi 7 mars
Nous sommes partis en balade jusqu’à la plage de Red Frog beach.
20 minutes de marche sur un chemin ombragé jusqu’à Wizard Beach. Jusque là tout va bien. Il nous fallait marcher encore environ 20 minutes pour atteindre la plage de red frog beach. Au début nous avons suivi un chemin qui longeait plus ou moins la mer puis nous sommes arrivés à une intersection : à droite, un VRAI chemin qui semblait s’enfoncer dans les terres, à gauche, pas de chemin. Nous avions commencé à emprunter le chemin de droite (le VRAI) quand au bout de 100 mètres à peine je vois Jean-Michel explorateur s’agiter :  « C’est pas ici, c’est pas possible, on s’éloigne trop de la mer. Demi-tour! ». Comme toute femme, presque blonde et handicapée de l’orientation qui se respecte, je m’en suis sagement remise à la décision de mon mari (tout en pestant intérieurement, persuadée qu’on aurait du rester sur ce chemin). Je rappelle pour les nouveaux lecteurs qu’on n’en est pas à notre première affaire de chemin. C’est un épisode assez récurrent dans nos aventures. Bref, nous nous engageons donc sur le non-chemin (un peu le même principe que le non anniversaire d’Alice au pays des Merveilles : 1 SEUL anniversaire et 364 non anniversaires. Remplacez le mot anniversaire par le mot chemin et vous tenez le concept. ) Et là, ce fut une véritable galère : nous avons dû marcher dans la boue, escalader, sauter, marcher sur des troncs et des branches, quasiment ramper (je n’exagère pas) pour atteindre enfin la fameuse plage. Le seul point positif, c’est que nous avons vu des dizaines de petits grenouilles rouges à pois noirs (d’où le nom de la plage). Au moment où nous arrivions enfin sur la plage, nous avons croisé des gens qui semblaient arriver d’un VRAI chemin! Se pourrait-il qu’il s’agisse du fameux chemin qui s’écartait trop de la plage ? Vous le découvrirez bientôt (mais au fond de vous, vous avez déjà la réponse n’est-ce pas?!). Nous avons mis un temps fou pour arriver. Nous avons pique-niquer sur la très belle plage qui s’offrait à nous mais il y avait trop de vagues et de rochers pour se baigner. Aussi avons nous donc fait demi tour. Nous avons tenté un retour par le chemin d’où arrivaient les gens et nous sommes arrivés facilement en quelques minutes à peine au fameux embranchement de la discorde. J’ai essayé de prendre sur moi mais je n’ai pas pu contenir un « je te l’avais bien dit », agacée de m’être fait avoir une fois de plus. Sur le chemin du retour, nous nous sommes baignés à Wizard beach, une très belle plage à l’eau turquoise puis nous sommes rentrés à l’hôtel.

La suite au prochain épisode…

CACAO, SURF ET KOH LANTA

CHOCOLATE

Avant de quitter La Tigra, nous avons visité une plantation de cacao. Nous avons eu la chance d’avoir un guide rien que pour nous. Pour la visite d’après, il y avait au moins une vingtaine de touristes. Kévin, notre guide nous a d’abord parlé de l’histoire du chocolat avant de nous montrer les différentes étapes pour arriver à l’élaboration du ce dernier. Nous avons participé à tous les ateliers et surtout, nous en avons dégusté à volonté! Bref, une visite éducative et gourmande.

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PENINSULE DE NICOYA

Nous avons ensuite quitté La Tigra pour la péninsule de Nicoya. Ce nom a fait sourire Nico car c’est comme cela que son frère l’appelait quand il était petit. Nous avons voyagé toute la journée : route puis ferry puis piste et nous sommes enfin arrivés à l’hôtel que nous avions réservé à Santa Teresa. L’hôtel était rempli de surfeurs de tous les âges et de toutes les nationalités. L’ambiance était très zen et les gens sympas. Il y avait une petite cuisine commune et des espaces avec tables, canapés et hamacs. Dommage que ce soit si cher, parce que c’est le genre d’endroit où l’on pourrait rester facilement une dizaine de jours. Le gros point positif de cet hébergement était surtout son emplacement : à quelques mètres de la plage. Et quelle plage! LA plage des cartes postales : sable blanc, palmiers et cocotiers, et franchement pas grand monde. Nous en avons bien profité. L’eau était chaude, apparemment à 28 degrés, il n’y avait ni cailloux, ni rochers, et on pouvait marcher longtemps tout en ayant pieds. Parfait pour les enfants, contrairement à la plage d’Arugam Bay, au Sri Lanka, où la baignade était compliquée et du coup l’attente pendant que Nico surfait pas des plus plaisantes. Dès notre arrivée, Nico s’est acheté une planche de surf. C’est la même que celle qu’il a en France. Il est ravi. Nous avons également loué une petite planche en mousse pour les enfants et ils se régalés! Ils nous ont impressionnés : l’un surfait avec la planche de Nico, l’autre avec la planche de location. Au début, nous les poussions pour qu’ils partent sur les mousses et à la fait, ils ramaient pour partir tous seuls. Ils arrivent super bien à se mettre debout et ils étaient trop mignons à regarder nos bébés surfeurs. Malgré les Lycras et une épaisse couche de crème solaire indice 50, nous avons cramé et nous avons fini « vanille / fraise » comme les touristes chez nous l’été! Shame on us! Nous sommes restés trop longtemps et à une heure trop avancée de la journée dans l’eau. Du coup, tartinade de biafine pour tout le monde et surtout pour ceux qui commencent à se dégarnir et qui prennent des coups de soleil sur la tête! Mais chut… je n’ai rien dit…

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Le soir, nous avons profité de magnifiques couchers de soleil mais aussi de la super lune. Nous ne l’avons pas vu le soir-même mais le soir d’avant mais elle était déjà superbe.

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A Santa Teresa, nous avons aussi mangé dans un soda, sorte de petit restaurant. Casado pour les grands et hamburgers frites pour les petits accompagnés de délicieux batidos (milkshake aux fruits frais). Nous avons également fait un peu de shopping entre filles. Il n’y avait pas grand chose à voir mais c’était l’occasion de passer un petit moment juste avec ma doudou. Ce n’est pas toujours facile d’avoir des moments privilégiés avec l’un ou avec l’autre étant donné que nous sommes toujours tous les quatre ensemble.

Pour résumer, notre séjour à Santa Teresa était bien agréable et c’est une destination que je recommande pour nos amis surfeurs.

Nous avons fait ensuite le chemin dans l’autre sens : piste (le GPS nous ayant baladé nous avons eu droit à quelques passage de guets de fous!) puis ferry puis route jusqu’à Dominical car la presqu’île de Osa, notre destination suivante, était vraiment trop loin pour l’atteindre en une seule fois. Sur la route, nous nous sommes arrêtés au niveau du pont de Tarcoles pour admirer les dizaines de crocodiles qui se faisaient dorer au soleil ou qui jouaient les sous marins dans la rivière. Petit arrêt à Dominical pour que Jean-Michel surfeur puisse « checker le spot » (pour les non-initiés, un dictionnaire du surfeur est en préparation…) puis nous nous sommes mis en quête de notre logement pour la nuit. Une casita perdue dans la pampa. Et quand je dis perdue, c’est perdue. Nous avons eu beaucoup de mal à la trouver mais nous avons une fois de plus était très chaleureusement accueilli par « Pepe », un allemand qui vit ici depuis des années et qui aurait oeuvré en faveur de la réserve naturelle. Les enfants sont ravis car ils ont leur cabane rien que pour eux avec leur propre salle de bain. Mieux vaut aimer les bestioles car il y en avait partout. Je n’étais pas très rassurée mais j’étais loin de m’imaginer ce qui m’attendait à notre prochaine cabane.

Le lendemain matin, Nico est parti surfé puis nous sommes allés jusqu’à des cascades. 3 km de piste en montée et dans la chaleur mais tout le monde a bien marché. La première était une cascade d’une centaine de mètres dans laquelle la baignade était interdite et la deuxième, plus petite, offrait la possibilité de se rafraîchir. Malie n’a pas voulu se baigner, Téva et Nico en ont bien profité, quant à moi, quand j’ai vu qu’il y avait des poissons, je n’ai pas voulu y rester. Toujours courageuse quand il s’agit d’être au contact de la vie sauvage! Sur le chemin du retour, nous avons vu nos premiers aras. Bon, ils appartenaient à un restaurant, mais ils n’en avaient pas moins des couleurs magnifiques! Après cela, nous sommes partis pour la péninsule d’Osa.

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Encore beaucoup de route. A notre arrivée, il nous faut récupérer les clés à Puerto Jimenez. Le gars qui nous accueille nous donne 20 minutes pour faire des courses puis nous escorte jusqu’à la maison, enfin jusqu’à la cabane. Quand nous devons franchir un énorme guet, je comprends mieux pourquoi il voulait qu’on arrive avant la nuit. Jackie nous attend sur place pour nous faire faire le tour du propriétaire. L’équipement est rudimentaire, la douche extérieure et il n’y a pas de barrières pour fermer la mezzanine où dorment les enfants. Charmant. Il fait nuit très tôt. Nous nous dépêchons de manger (dehors, il n’y a pas de table à l’intérieur) mais nous ne pensons pas à fermer la porte du coup plein d’insectes se faufilant à l’intérieur dont d’énormes cigales. Nous luttons pour installer les moustiquaires correctement et je peux vous assurer que je ne me barricader sous les draps et sous la moustiquaire tout en imaginant des dizaines d’insectes essayant de me dévorer (sens de la mesure!). Le bruit des cigales géantes dans la moustiquaire me fait encore froid dans le dos. Mais ce n’était rien comparé à ce qui nous attendait pendant le nuit. En effet, vers 4 heures du matin, nous avons entendus des hurlements. C’était des singes hurleurs. J’avais l’impression qu’ils étaient sous ma fenêtre (en fait, ils étaient bien sous ma fenêtre). Leur hurlements sont vraiment flippants. Même s’il ne pouvait rien nous arriver, mon coeur cognait fort dans ma poitrine. Ce cinéma a duré une bonne heure.

Au petit déjeuner, un groupe de singes écureuils passent dans les bambous juste devant nous. Au secours! Qu’est-ce que je fais là? Et en plus on reste 5 jours!

Nous sommes partis en ville pour réserver la visite du parc national de Corcovado (guide obligatoire) et Nico insiste pour réserver aussi un tour de kayak (oh joie!). L’après-midi, nous profitons de notre jardin incroyable. Même si je ne suis pas fan de la vie sauvage, je dois reconnaitre que voir autant d’animaux à sa porte est tout de même extraordinaire. Nous avons eu la chance de voir le morpho (sublime papillon bleu emblème du pays), des perroquets verts, des aras, des singes écureuils et des singes hurleurs. Tout ça depuis notre terrasse. Assez unique.

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Le lendemain, nous avons rendez-vous à 5h20 du matin devant une petite boulangerie de Puerto Jimenez pour récupérer notre guide. Au premier coup d’oeil, nous avons un doute sur les compétences de ce dernier. Un vrai guide n’est-il pas censé avoir un énorme sac banane, des guides dépassant de toutes ses poches et un super téléobjectif? Le nôtre n’a rien de tout cela et nous confirme d’ailleurs dès les premiers mètres qu’il n’est pas vraiment guide mais que c’est un scientifique (geek, selon mon analyse) qui accompagne les touristes pour arrondir ses fins de mois. Nous roulons sur la piste pendant deux heures puis nous laissons notre véhicule sur un parking. Commence alors une marche d’approche de plus d’une heure et demie dont 30 minutes sur une plage (magnifique certes) en plein soleil et par une chaleur vraiment difficile à supporter. Pendant cette marche d’approche, le « guide » nous donne bien quelques informations mais nos guides précédents nous avaient déjà expliqué les mêmes choses et du coup l’effet de surprise n’y est plus. Quand nous arrivons enfin au parc national, Malie n’est pas au meilleur de sa forme. Elle a laissé beaucoup d’énergie à marcher sur la plage mais elle continue bravement. La balade dans le parc de Corcovado se révèle franchement décevante. Le parc en lui-même est très joli. Il longe une plage sauvage digne des plus belles cartes postales. Mais il fait chaud, notre guide n’a pas l’air franchement intéressé et nous ne voyons quasiment aucun animal. Nous avons payé une fortune (un prix absolument exorbitant), fait beaucoup de route, marché longtemps en pleine chaleur pour pas grand chose au final. Quand on pense qu’on a qu’à franchir la porte de notre cabane pour voir des animaux à foison, et gratuitement, ça fait un peu râler. Même topo pour le retour :marche, passage par la plage et piste. Cependant, au lieu de rentrer se reposer après une dure journée, Nico veut tester les spots locaux. Ils sont sur le chemin du retour alors je cède même si j’aurais préféré rentrer (la vie est faite de compromis…). Ce n’est pas le bon moment pour surfer mais il se met quand même à l’eau et prend quelques vagues minables. Nous ne pouvons même pas nous baigner car il y a des rochers partout. Quand nous rentrons enfin, Malie se plaint se de sentir mal. Nous la forçons à boire et à manger pour qu’elle reprenne des forces puis nous la mettons au lit. Et là, c’est le drame. Un premier vomito sur la moustiquaire, le drap du dessus, le drap housse et le tapis (elle n’aurait pas pu mieux faire) et le temps de lui monter un sac, un deuxième du haut de l’escalier sur … sa mère adorée qui lui montait un sac. Carnage. Scène apocalyptique. Il va sans dire que nous ne disposions pas d’une machine à laver et que nous avons du tout laver à la main. Trop sympa. Pendant ce temps, Téva se bidonnait sous ses draps en se repassant la scène de sa soeur dégobillant sur maman. L’accident enfin réparé, tout le monde est reparti ce coucher. Je suis d’autant plus déçue de la visite que Malie en a été malade. Mais rassurez-vous, la pauvre doudou était remise sur pied dès le lendemain.

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Le jour suivant, les enfants ont travaillé toute la matinée avec moi pendant que Nico était parti surfer. Puis l’après-midi, nous avons fait la fameuse sortie kayak. Comme vous pouvez l’imaginer, j’avais du mal à cacher mon impatience (NOT!!!). J’ai vraiment souffert à l’aller. Chacun de nous avait un enfant dans son bateau. Nico, trop heureux d’être dans un kayak s’amusait à faire des accélérations et à prendre des vagues pendant que je serrai les dents et que je ramais en silence en espérant secrètement que le supplice prendrait bientôt fin. Nous avons eu la chance de voir des dauphins tout proches de nous et la vue qu’on a de la mer sur la côte est vraiment très jolie. Nous avons longé des plages désertes de sable noir, ornées de palmiers. Puis c’est la pause (qui s’impose!). Bobby, notre guide, nous prépare un ananas. Puis nous faisons le retour par la rivière et nous naviguons au milieu de la mangrove. C’est calme. Il n’y a personne. Seulement nous et les petits oiseaux. Le guide tente de nous donner quelques explications mais nous n’arrivons pas à comprendre son anglais. Dommage. Nous assistons pour finir à un joli coucher de soleil.

Pour notre dernier jour sur la péninsule d’Osa, nous passons une bonne partie de la journée à la plage. Papa surfe, Malie lit dans son hamac et Téva et maman jouent aux Robinsons.

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Nous avons beaucoup apprécié notre séjour sur la péninsule mais si c’était à refaire, nous ne referions pas le parc de Corcovado.

Nous avons passé une nuit à San Jose pour rendre la voiture et à partir de maintenant le voyage se fait en bus. Une autre façon de voyager qui a ses avantages et ses inconvénients mais qui n’est pas sans charme…

PURA VIDA!

PURA VIDA

Ce sont les premiers mots que j’ai entendus en arrivant dans le pays après un long voyage. Même si tout s’est bien passé, trois vols, une nuit passée à l’aéroport et 7 heures de décalage auront eu raison de mon enthousiasme. Nous avons tout de même failli ne pas embarquer depuis Boston car le gars au check-in ne voulait pas nous faire nos cartes d’embarquement. La raison? Nous n’avions pas de billet retour depuis le Costa Rica donc d’après lui, nous allions nous faire refouler par l’immigration. Je précise quand même que Nico avait pris la précaution d’appeler directement l’ambassade pour clarifier la situation à ce niveau là car nous avions un doute et que l’ambassade avait assuré que le billet d’avion depuis le Panama suffisait. Apparemment non. Nous voilà donc à 5h30 du matin en train d’acheter un billet de bus Costa Rica / Panama (merci le wifi!) et à croiser les doigts pour que ça passe. Bref, le coup du bus a fonctionné et c’est tout crasseux, épuisés mais heureux que nous sommes arrivés à San José.

L’ARRIVEE

A l’arrivée, nous avons été pris en charge par une association à laquelle nous avions fait appel pour la location du 4×4. C’est vraiment confortable d’être accueillis et de ne pas avoir à se poser de questions à l’arrivée. Le chauffeur nous a conduit à notre hôtel (rempli de Français qui sont tous passés par la même association), petit havre de paix qui proposait des plats typiques « pas chers ». Nous n’avions pas encore la voiture, il faisait nuit, nous étions fatigués, alors on s’est laissé tenté. L’addition fut salée : 37 dollars pour deux quesadillas, un hamburger et un casado (le fameux plat à base de riz et de haricots rouges). « Pas cher » qu’il disait! Nous nous sommes rapidement rendus compte, même si nous l’avions déjà lu, que la vie est extrêmement chère au Costa Rica. Mais revenons à notre première nuit. Personne n’a demandé son reste et tout le monde a passé une bonne nuit. Le lendemain, après le petit déjeuner, nous avons bénéficié d’un briefing de la part de l’association avec laquelle nous avons fonctionné (Tout Costa Rica pour ceux qui seraient intéressés). Un jeune nous a donné quelques recommandations concernant le 4×4 et la conduite puis nous a donné une pléthore de conseils et d’astuces concernant la vie locale avant de passer en revue tous les secteurs touristiques. Nous avons vraiment apprécié ce briefing, très intéressant et très instructif. Téva a ensuite profité de la piscine puis notre 4×4 est arrivé.

Nous avons commencé par faire quelques courses avant de nous diriger vers Cartago pour notre deuxième nuit. Il se trouve que, comme souvent, je me suis trompée dans la date de la réservation de notre 2ème logement et que du coup, nous n’avions rien pour le soir même. J’ai trouvé à la hâte un hébergement vraiment pas cher vers Cartago et ce fut une véritable bonne surprise. Il s’agissait en fait d’une chambre chez l’habitant et nous avons ainsi fait la connaissance de Berna, une hôte exceptionnelle. Non seulement nous avons été très bien reçus mais en plus nous avons eu le plaisir de discuter avec cette charmante dame et avec ses amis.

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La basilique de Cartago

LE VOLCAN IRAZU

Le lendemain, nous nous sommes levés tôt pour nous rendre au volcan Irazu. Quand nous sommes arrivés sur le site à 8h du matin, il n’y avait quasiment personne. Le spectacle valait vraiment le coup. Le volcan Irazu possède plusieurs cratères dont le deuxième plus grand du Costa Rica (1 km de diamètre). Le ciel était bien dégagé et nous avons ainsi pu profité de la vue magnifique. Nous avons ensuite marché jusqu’au point le plus haut, à plus de 3400 mètres d’altitude. L’ascension fut difficile pour Malie à cause de l’altitude mais là encore nos efforts ont été récompensés. Tout d’abord, nous avons eu la chance de voir des oiseaux endémiques du Costa Rica. Puis nous avons eu le loisir d’observer trois sortes différentes de colibris. Enfin, arrivés au sommet, nous avons surplombé les deux cratères vus un peu plus bas, entourés d’une superbe mer de nuages. Magique! Téva a particulièrement apprécié de voir des oiseaux d’aussi près. Il était ravi.

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A midi, nous sommes retournés chez la dame pour récupérer nos sacs car on nous a bien mis en garde : on ne laisse rien dans la voiture! Même pas pour 5 minutes! Du coup, on ne laisse rien dans la voiture!

Direction ensuite Alajuela pour gagner l’hôtel que j’avais initialement réservé. La circulation est dense et désagréable. Nous sommes pris dans les bouchons et nous mettons un temps infini à parcourir quelques kilomètres. Arrivés à l’hôtel, c’est la déception en ce qui me concerne. Pas d’extérieur et environnement extrêmement bruyant. Quand l’hôte t’accueille avec des bouchons d’oreille sur la table de nuit, c’est pas bon signe. L’idée de passer quatre nuits ici me mine et je m’en veux d’avoir réservé ici. Mais l’accueil est très chaleureux (le papy est même allé à la boulangerie nous acheter des gâteaux) et l’hôtel-appartement bien équipé. Nous nous posons un peu l’après-midi et en profitons pour faire travailler les enfants. En fin d’après-midi, nous allons au marché nocturne. Et quel marché! Des étals de fruits et de légumes comme j’en ai rarement vus! Les gens y remplissent carrément leurs chariots. Nous avons envie de tout gouter, de tout acheter mais malheureusement nous sommes à pieds donc pas question de ramener une pastèque entière! Les vendeurs ne sont pas du tout agressifs et nous proposent de gouter leurs fruits. Nous nous montrons raisonnables et nous repartons seulement avec un morceau de pastèque, de la manzanna Dulce (sorte de pomme poire que personne n’a aimée) et du chirimoya.

LE VOLCAN POAS ET SARCHI

Le lendemain, nous nous sommes levés à 6 heures du matin pour nous rendre au volcan Poas. C’est un volcan encore en activité dont le magnifique cratère émet des fumerolles. Arrivés sur place, il ne fait vraiment pas chaud et le ciel est brumeux. On nous équipe de casques car il y a toujours un risque de projection et nous partons avec notre groupe. En effet, la visite du volcan est hyper réglementée : seuls un nombre limité de personnes peut y aller à la fois et on ne peut rester au cratère que 20 minutes maximum. Nous  parcourons les quelques 200 mètres qui nous séparent du cratère et là : déception! Nous ne voyons rien du tout. C’est complètement bouché. Nous n’avons pas la vue mais nous avons l’odeur! Cette odeur de souffre caractéristique et qui incommode Malie. Et nous voyons aussi les impacts de la dernière activité du volcan, en avril 2017. Nous n’avons pas eu de chance sur ce coup là mais c’était quand même exceptionnel de se tenir si près d’un volcan en activité.

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Les traces de la dernière activité.

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La vue sur le Poas!

Nous avions décidé d’aller ensuite à Sarchi, ville artisanale par excellence. On y travaille le bois et on y fabrique les fameuses charrettes colorées dont les roues sont un véritable emblème du pays. La petite ville est sympathique : jolie église aux murs verts et plus grande charrette colorée du Costa Rica. Nous nous arrêtons dans une boulangerie pour déguster quelques spécialités locales puis nous nous rendons au jardin botanique situé juste à côté. Avant de l’atteindre, nous nous arrêtons dans LE magasin de souvenirs du pays. C’est un peu tôt dans le voyage pour faire des emplettes mais on y trouve de tout et à un prix raisonnable. Tout le monde fait ses petits achats et nous allons ensuite au jardin botanique. C’est un véritable havre de paix. Nous nous promenons au milieu d’une nature luxuriante et « étiquetée! », ce qui nous permet d’apprendre quelques noms de plantes. Les enfants s’en donnent à coeur joie avec leurs appareils photos et s’éclatent aux jeux pour enfants.

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Nous rentrons dans l’après-midi à l’appartement pour les faire travailler un peu et nous nous rendons au marché, en voiture cette fois, pour trouver porte close! C’est fermé le samedi soir et le dimanche aussi! Du coup, pas de fruits et légumes frais pour nous!

BILAN

Finalement, je me suis habituées à notre appartement. Avec les bouchons d’oreille, je ne suis pas du tout gênée pour dormir et il est quand même bien placé par rapport à nos visites. Je mets mon coup de mou sur le compte de la fatigue. D’ailleurs j’ai été un peu longue à écrire cet article car j’était trop fatiguée pour m’y mettre.

Les enfants sont très sages et travaillent sérieusement. Les gens sont très chaleureux et accueillants. Les maisons sont colorées. La nature est luxuriante… Et tout est cher! PURA VIDA!

NOTRE PROJET

Je crois qu’il est grand temps de présenter notre projet! Même ma mère ne sait pas où on va!

POURQUOI CE GRAND VOYAGE

Evidemment, cela ne nous a pas pris comme ça, d’un coup! Cela fait presque 15 ans que nous mettons de l’argent de côté pour ce projet en se disant « un jour peut-être… ». En effet, nous avons toujours aimé voyagé, d’abord en couple, avant l’arrivée des enfants, puis en famille. Et nous nous sommes toujours dit qu’un jour, nous partirions 6 mois en voyage sur le continent Américain avec nos enfants. Nous voulions attendre le bon moment pour Téva et Malie. Trop jeunes, ils n’en auraient pas profité de la même façon. Nous avons envie qu’ils en gardent des souvenirs et que ça leur apporte véritablement quelque chose, que ce soit sur le plan humain ou sur le plan culturel. Plus tard? Cela nous semblait plus compliquer à gérer par rapport à l’instruction en famille. Les enfants sont encore au primaire, ce qui signifie un seul voire deux interlocuteurs. Cela simplifie les échanges et permet de savoir exactement ce qui a été fait et ce qui doit être encore étudié. Ce ne serait peut-être pas plus difficile si les enfants étaient au collège mais en tous cas, c’est notre ressenti.

Du coup, le bon moment étant enfin arrivé, nous avons fait notre demande de mi-temps annualisé et nous l’avons obtenu du premier coup. Pour information, un mi-temps annualisé permet de faire toutes ses heures sur la moitié de l’année (au lieu de la moitié des heures sur toute l’année) et assure une rémunération à mi-traitement toute l’année.

Au début, nous avons eu du mal à y croire! Notre projet vieux de 15 ans allait enfin voir le jour! Plus possible de reculer.

Même si c’est une grande joie, ce voyage a aussi été (et est toujours!) source d’angoisses. J’ai même eu envie de tout annuler et de renoncer. Ce n’est vraiment pas facile, même si c’est un choix de notre part, de sortir de sa zone de confort. Tellement de questions! Si peu de réponses. On ne savait pas par où commencer.

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LE CHOIX DES PAYS

On aurait bien rajouté quelques destinations à notre périple, mais il a fallu se montrer raisonnable et faire un choix.

Tous les pays dans lesquels nous allons séjourner sont des pays « coups de coeur », qui nous font rêver.

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En les prenant dans l’ordre de visite, le Costa Rica est un pays qui a toujours attiré le surfeur de la famille à savoir Nico. De plus, d’après les reportages, c’est LE pays où il fait bon vivre. PURA VIDA! Les photos donnent franchement envie et tous les gens qui y sont allés en sont revenus ravis.

Nous nous rendrons ensuite au Panama par voie terrestre. Pourquoi le Panama? Parce que c’est collé au Costa Rica et parce que … pourquoi pas? Sans trop savoir pourquoi, le pays nous attire. Nous y allons vraiment sans savoir ce que nous allons y trouver et c’est ça aussi l’aventure!

Depuis le Panama, nous prendrons un avion pour la Bolivie et nous nous rendrons ensuite au Pérou par voie terrestre. Ici , pas besoin de s’étendre sur le choix de ces pays. Ils faisaient déjà partie des destinations envisagées lors des voyages précédents. Les paysages à couper le souffle, les traces des civilisations anciennes, le folklore nous ont donnés envie de nous rendre dans ces deux pays.

Nous quitterons le Pérou en avion pour nous rendre dans l’Ouest des Etats-Unis : Los Angeles et les grands parcs nationaux seront au programme. Inutile de dire que comme toute bonne prof d’anglais qui se respecte, le séjour sur le sol américain est un passage obligé, presque un devoir! Nous envisageons d’acheter sur place un camping-car afin de sillonner les routes du grand ouest et de remonter ainsi ainsi jusqu’au Canada, notre dernière destination.

Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi, mais j’ai toujours souhaité visiter ce pays. Cette fois-ci, ce sera en été, mais j’aimerais bien aussi y séjourner en hiver.

Voilà pour la liste des pays.

Nous passerons entre 4 et 6 semaines dans chaque pays. Rien n’est vraiment figé à l’avance. On se laisse le droit de changer d’avis et d’adapter notre circuit à nos envies.

Et vous? Quels pays auriez-vous choisis?

Alors, ça avance votre voyage?

Alors, vous êtes prêtsDepuis qu’on a annoncé qu’on partait quelques mois sur le continent américain, beaucoup de personnes se sont intéressées au projet et nous demandent régulièrement si nous sommes prêts, où nous en sommes… La réponse :

NOUS SOMMES LOIN D’ETRE PRETS ET CE N’EST PAS GRAVE!

Enfin, c’est ce que je me répète pour me rassurer!

CE QUI EST FAIT

Fort heureusement, nous avons quand même avancé dans nos préparatifs. A ce jour, nous avons :

-décidé de l’itinéraire général du voyage

-acheté les billets pour le Costa Rica

-pris nos dispositions pour l’instruction en famille

-engagé une personne qui gèrera la location de la maison

-ouvert un compte dans une banque en ligne

-créé ce site

-monté un dossier de sponsoring dans l’espoir d’avoir quelques partenaires

-tranché sur la question des vaccins

Je reviendrai sur ces différents points dans un prochain article pour expliquer nos choix.

CE QU’IL NOUS RESTE A FAIRE

Encore beaucoup de choses à vrai dire!

-le plus urgent à ce jour, c’est de décider d’un itinéraire pour le Costa Rica afin de pouvoir réserver des hébergements. En effet, nous allons essayer de nous loger là-bas grâce au site Guest to Guest . Il s’agit d’un site qui permet d’échanger sa maison contre des points qui à leur tour vous permettront de vous loger chez un particulier. Ce système est plus souple que les systèmes traditionnels déjà existants car il n’est pas nécessaire d’échanger sa maison aux mêmes dates, ni même avec les personnes chez qui vous voulez aller. Vous êtes rémunérés en points qui vous servent de monnaie d’échange. Du coup, en ce qui nous concerne, il faut qu’on se décide au plus vite pour bloquer les hébergements mais j’avoue que j’ai du mal à me décider. Nous n’avons jamais fonctionné de cette façon. D’habitude, quand nous partons, nous savons à peu près où nous allons mais rien n’est figé, rien n’est réservé à l’avance.

-commander les visas de transits pour les Etats-Unis car nous allons faire escale à Boston une nuit (hôtel? pas hôtel? nuit dans l’aéroport? Toujours pas décidé!)

-se renseigner pour l’entrée au Costa Rica : comme nous avons l’intention d’aller au Panama par voie terrestre, nous n’aurons pas de billet retour à présenter au moment de notre entrée sur le territoire. Seulement nos billets Panama-Bolivie. Or, le Costa Rica exige un billet retour ou de transit… Bref, pour l’instant, c’est encore flou.

-démarcher d’éventuels partenaires

Ça, c’est pour le plus urgent. Il nous reste aussi à compléter notre garde-robe, constituer notre trousse à pharmacie, commander les visas pour notre séjour aux Etats-Unis,…

BREF, ON EST LOIN D’ETRE PRETS MAIS … CE N’EST PAS GRAVE!