BYE BYE COSTA RICA, WELCOME TO PANAMA!

Vendredi 1er mars
Après avoir petit déjeuné, nous sommes allés à vélo jusqu’au centre du village. J’ai patienté pendant des heures au distributeur automatique, tout ça pour rien car arrivé juste avant mon tour, il n’y avait plus de billets. Grrr.Nous avons acheté nos billets de bus pour Manzanillo et nous avons sagement attendu que ce dernier arrive. Malie s’est occupée en remplissant son carnet pendant que les garçons scrutaient l’océan. Le bus est enfin arrivé avec 30 minutes de retard. J’aime bien voyager en bus. Je ne sais pas pourquoi, je trouve ça reposant et dépaysant. Arrivés à Manzanilo après 25 minutes de trajet, nous nous dirigeons vers la réserve. Les lieux sont superbes. Les plages sont idylliques et nous cheminons au cœur d’une végétation luxuriante. Le seul hic : la boue ! Il a beaucoup plu cette nuit et les nuits précédentes et la boue rend notre progression difficile. Mais ça en valait totalement la peine. Après la pause déjeuner, nous nous sommes baignés et les gars ont même plongé. Ils ont vu des poissons bien sûr mais ont aussi trouvé des étoiles de mer.
Nous nous sommes dépêchés pour prendre le bus du retour (que nous avons eu à 2 minutes près) et la journée s’est poursuivie par une session de surf pour les enfants. J’ai encore fait chou blanc au distributeur. Ça commence à m’inquiéter. Les enfants se sont régalés dans l’eau une fois de plus. Quelques courses pour le soir puis nous rentrons.

Samedi 2 mars
Ce matin, en se levant, Téva s’est plaint de son ventre. Et ça n’a pas manqué : malade. J’avais prévu d’aller à un cours de yoga 🧘‍♀️ et je pensais qu’après lui avoir donné un smecta ça irait mieux et donc je suis quand même partie à mon cours de yoga. J’avais lu auparavant d’excellentes critiques sur TripAdvisor et les tarifs étaient raisonnables : 12 dollars le cours. Je me rends donc au cours en laissant Téva avec Nico et Malie. Après quelques minutes à vélo, je trouve facilement l’endroit. C’est un lieu absolument merveilleux, propice au calme et à la méditation. Un lieu parfait pour pratiquer le yoga et se ressourcer. J’ai vraiment beaucoup apprécié cet endroit magique. De plus le cours proposé ne m’a pas déçu. J’ai suivi un cours de yoga ashtanga avec une très bonne prof. Vraiment super. Et pour couronner le tout, ça ne m’a coûté que 2 dollars. La fille de l’accueil s’est emmêlé les pinceaux quand je lui ai demandé de payer en colónes et m’a demandé seulement 1200 colónes. Sur le coup, je n’ai même pas réalisé… Un cadeau imprévu ! Ça m’a fait beaucoup de bien car les occasions de pratiquer se font rares. J’ai fini par m’acheter un tapis de yoga car à même le sol, la pratique était trop désagréable. Je ne sais pas si je reviendrai un jour dans cet endroit mais j’aimerais beaucoup y faire une retraite de yoga ou pourquoi pas une formation de prof de yoga pour compléter celle que j’ai déjà.
Sur le chemin du retour, j’ai fait la queue pendant 20 minutes au distributeur et j’ai enfin obtenu mes précieux dollars! Je suis rassurée car nous en avions besoin pour payer les taxes à la frontière.
C’est un Téva tout patraque que j’ai retrouvé en rentrant de mon cours. Nico est allé à la plage avec Malie pendant que je veillais mon petit malade. Malie, comme un grande, a pris mon vélo et s’est chargée de la liste des courses. Téva s’est beaucoup reposé mais son état ne s’était toujours pas amélioré à la mi-journée. En début d’après midi, Nico est parti surfer. Les enfants ont regardé un dessin animé (Téva n’étant pas en état de faire quoi que ce soit) puis Malie est repartie à la plage avec son père. Ils ont apparemment passé un très bon moment père / fille, moment trop rare car Malie a tendance à rechercher ma compagnie alors que Téva préférera naturellement celle de Nico. Du coup, on essaie de se ménager au maximum des moments avec chacun d’eux.
Téva a fini par s’endormir et ne s’est réveillé que quand on a couché sa sœur. Apparemment il n’a plus mal au ventre, ce qui est déjà pas mal.

Dimanche 3 mars
À mon grand soulagement, Téva s’est réveillé reposé et en forme. Il avait repris des couleurs et a savouré son petit déjeuner. J’ai fait travailler les enfants puis nous sommes allés à la plage. Pas question pour Téva de se baigner pour l’instant. Il restera donc sur la plage avec Nico pendant que Malie et moi faisons les folles dans l’eau : portée de Dirty Dancing ( spéciale dédicace pour ma pt’ite caille), acrobaties et sirènes 🧜‍♀️, je suis ressortie au bout d’une heure épuisée. C’est que ça a de l’énergie ces petites choses-là. Quelques dernières courses puis nous rentrons manger. Encore une petite session de travail puis nous reportons à la plage. Cette fois-ci, nous nous rendons à la plage de Cocles, le spot de surf de Nico de ces derniers jours. C’est un peu loin et la baignade est difficile mais c’est joli. Au moment d’enfourcher nos vélos pour prendre le chemin du retour, c’est la déconvenue : nos deux vélos sont à plat ! Nous devons faire le trajet retour à pieds en poussant nos montures rebelles. C’est long! Arrivés dans le village, nous nous arrêtons dans un bar pour trinquer une dernière fois au Costa Rica. Comme le veut notre tradition de voyageurs radins, nous avons gardé nos dernières colónes pour tout dépenser le dernier soir. Il ne reste pas grand chose mais nous nous payons un coup à boire et quelques babioles qui viendront alourdir nos sacs déjà chargés.

Demain, c’est le grand départ pour le Panama. Nous n’avons pas vu le temps passé! Nous avons du mal à réaliser que nous avons déjà passé un mois à l’étranger, à des milliers de kilomètres de nos quotidiens de fonctionnaires bien rangés.

Lundi 4 et mardi 5 mars

Pour notre passage au Panama, nous avons fait appel à une compagnie qui prenait en charge le passage de la frontière et le transfert vers les îles de Bocas del Toro. Nous avons d’abord pris une navette pendant un peu moins d’une demie heure avant d’arriver à la frontière. Là, nous avons été débarqués : la frontière se passe à pieds ! On vous fait d’abord passer par une guitoune qui vend des cartes SIM et des cacahuètes pour vous acquitter de votre taxe de sortie. C’est un peu surréaliste! Pendant ce temps, vos bagages sont déchargés. Puis nous passer ensuite à la douane Costa Ricaine pour faire tamponner vos passeports. Bye bye Costa Rica. Vous traversez ensuite un long pont et de l’autre côté, on vous fait zigzaguer entre une multitude de petites boutiques « duty free » toutes plus décrépies les unes que les autres. Finalement M. IKEA n’a rien inventé. Et enfin, au milieu de ces bâtiments pour certains quasi en ruine, vous tombez sur la douane panaméenne, équipée de détecteur d’empreintes et de trombines dernier cri. Il faut le voir pour le croire ! Pour pouvoir entrer au Panama, il faut impérativement fournir des billets d’avion prouvant que vous quittez le pays, ce que nous avions fort heureusement. Un tampon et un bienvenido plus tard, vous voilà officiellement au Panama. Facile! Une autre navette et nos bagages nous attendaient de l’autre côté.
Nous avons ensuite roulé pendant près d’une heure avant d’arriver sous la pluie à l’embarcadère. Nous y avons pris un bateau pendant une vingtaine de minutes direction les îles de Bocas del Toro. Arrivés sur place, nous avons du prendre un autre bateau qui nous a emmenés sur l’île de Bastimentos, juste en face à quelques minutes à peine. Le conducteur a eu la gentillesse de nous déposer quasiment en face de l’hôtel. Plusieurs dizaines de marches et les statues des rois mages nous ont accueillis (et aussi un gars à la réception au français impeccable). La chambre que nous avions réservée étant prise nous avons été « upgradés » pour la nuit et jour nous sommes vus attribuer une chambre avec salle de bain privative. Le luxe!
Nous avons fait un petit tour sur l’île. L’ambiance y est très cool. On sent qu’on est dans les Caraïbes. Il y a beaucoup de couleurs, des odeurs de cuisine, des poules en liberté, des enfants qui jouent avec des bouts de bois et des rubans (Nini, le Héri est arrivé jusque là-bas! Trop drôle 😄 !) et des femmes aux cheveux incroyables : couleurs vives, tresses ou chignons, de véritables œuvres d’art. Nous achetons 3 bricoles pour le repas du soir dans une épicerie hors de prix et nous rentrons ensuite à l’hôtel.
Le lendemain, Nico est allé courir pendant que je faisais travailler les enfants puis nous avons dû changer de chambre. La nouvelle chambre est plus spacieuse mais c’est sanitaires communs, tels que c’était initialement prévu.
En fin de matinée, nous sommes allés à Bocas Town pour retirer des sous. Nous avons mangé de supers bons tacos dans un petit restaurant sympa puis étant donné l’heure tardive nous sommes allés à la plage la plus proche. Elle n’a rien de fantastique mais ça nous a permis de nous baigner. Avant de repartir sur notre île, nous avons fait des courses pour 5 jours : 100 dollars pour un sac de courses. Encore plus cher qu’au Costa Rica. Peut être parce qu’on est sur une île.

Mercredi 6 mars et jeudi 7 mars
Nous sommes partis en balade jusqu’à la plage de Red Frog beach.
20 minutes de marche sur un chemin ombragé jusqu’à Wizard Beach. Jusque là tout va bien. Il nous fallait marcher encore environ 20 minutes pour atteindre la plage de red frog beach. Au début nous avons suivi un chemin qui longeait plus ou moins la mer puis nous sommes arrivés à une intersection : à droite, un VRAI chemin qui semblait s’enfoncer dans les terres, à gauche, pas de chemin. Nous avions commencé à emprunter le chemin de droite (le VRAI) quand au bout de 100 mètres à peine je vois Jean-Michel explorateur s’agiter :  « C’est pas ici, c’est pas possible, on s’éloigne trop de la mer. Demi-tour! ». Comme toute femme, presque blonde et handicapée de l’orientation qui se respecte, je m’en suis sagement remise à la décision de mon mari (tout en pestant intérieurement, persuadée qu’on aurait du rester sur ce chemin). Je rappelle pour les nouveaux lecteurs qu’on n’en est pas à notre première affaire de chemin. C’est un épisode assez récurrent dans nos aventures. Bref, nous nous engageons donc sur le non-chemin (un peu le même principe que le non anniversaire d’Alice au pays des Merveilles : 1 SEUL anniversaire et 364 non anniversaires. Remplacez le mot anniversaire par le mot chemin et vous tenez le concept. ) Et là, ce fut une véritable galère : nous avons dû marcher dans la boue, escalader, sauter, marcher sur des troncs et des branches, quasiment ramper (je n’exagère pas) pour atteindre enfin la fameuse plage. Le seul point positif, c’est que nous avons vu des dizaines de petits grenouilles rouges à pois noirs (d’où le nom de la plage). Au moment où nous arrivions enfin sur la plage, nous avons croisé des gens qui semblaient arriver d’un VRAI chemin! Se pourrait-il qu’il s’agisse du fameux chemin qui s’écartait trop de la plage ? Vous le découvrirez bientôt (mais au fond de vous, vous avez déjà la réponse n’est-ce pas?!). Nous avons mis un temps fou pour arriver. Nous avons pique-niquer sur la très belle plage qui s’offrait à nous mais il y avait trop de vagues et de rochers pour se baigner. Aussi avons nous donc fait demi tour. Nous avons tenté un retour par le chemin d’où arrivaient les gens et nous sommes arrivés facilement en quelques minutes à peine au fameux embranchement de la discorde. J’ai essayé de prendre sur moi mais je n’ai pas pu contenir un « je te l’avais bien dit », agacée de m’être fait avoir une fois de plus. Sur le chemin du retour, nous nous sommes baignés à Wizard beach, une très belle plage à l’eau turquoise puis nous sommes rentrés à l’hôtel.

La suite au prochain épisode…

CACAO, SURF ET KOH LANTA

CHOCOLATE

Avant de quitter La Tigra, nous avons visité une plantation de cacao. Nous avons eu la chance d’avoir un guide rien que pour nous. Pour la visite d’après, il y avait au moins une vingtaine de touristes. Kévin, notre guide nous a d’abord parlé de l’histoire du chocolat avant de nous montrer les différentes étapes pour arriver à l’élaboration du ce dernier. Nous avons participé à tous les ateliers et surtout, nous en avons dégusté à volonté! Bref, une visite éducative et gourmande.

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PENINSULE DE NICOYA

Nous avons ensuite quitté La Tigra pour la péninsule de Nicoya. Ce nom a fait sourire Nico car c’est comme cela que son frère l’appelait quand il était petit. Nous avons voyagé toute la journée : route puis ferry puis piste et nous sommes enfin arrivés à l’hôtel que nous avions réservé à Santa Teresa. L’hôtel était rempli de surfeurs de tous les âges et de toutes les nationalités. L’ambiance était très zen et les gens sympas. Il y avait une petite cuisine commune et des espaces avec tables, canapés et hamacs. Dommage que ce soit si cher, parce que c’est le genre d’endroit où l’on pourrait rester facilement une dizaine de jours. Le gros point positif de cet hébergement était surtout son emplacement : à quelques mètres de la plage. Et quelle plage! LA plage des cartes postales : sable blanc, palmiers et cocotiers, et franchement pas grand monde. Nous en avons bien profité. L’eau était chaude, apparemment à 28 degrés, il n’y avait ni cailloux, ni rochers, et on pouvait marcher longtemps tout en ayant pieds. Parfait pour les enfants, contrairement à la plage d’Arugam Bay, au Sri Lanka, où la baignade était compliquée et du coup l’attente pendant que Nico surfait pas des plus plaisantes. Dès notre arrivée, Nico s’est acheté une planche de surf. C’est la même que celle qu’il a en France. Il est ravi. Nous avons également loué une petite planche en mousse pour les enfants et ils se régalés! Ils nous ont impressionnés : l’un surfait avec la planche de Nico, l’autre avec la planche de location. Au début, nous les poussions pour qu’ils partent sur les mousses et à la fait, ils ramaient pour partir tous seuls. Ils arrivent super bien à se mettre debout et ils étaient trop mignons à regarder nos bébés surfeurs. Malgré les Lycras et une épaisse couche de crème solaire indice 50, nous avons cramé et nous avons fini « vanille / fraise » comme les touristes chez nous l’été! Shame on us! Nous sommes restés trop longtemps et à une heure trop avancée de la journée dans l’eau. Du coup, tartinade de biafine pour tout le monde et surtout pour ceux qui commencent à se dégarnir et qui prennent des coups de soleil sur la tête! Mais chut… je n’ai rien dit…

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Le soir, nous avons profité de magnifiques couchers de soleil mais aussi de la super lune. Nous ne l’avons pas vu le soir-même mais le soir d’avant mais elle était déjà superbe.

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A Santa Teresa, nous avons aussi mangé dans un soda, sorte de petit restaurant. Casado pour les grands et hamburgers frites pour les petits accompagnés de délicieux batidos (milkshake aux fruits frais). Nous avons également fait un peu de shopping entre filles. Il n’y avait pas grand chose à voir mais c’était l’occasion de passer un petit moment juste avec ma doudou. Ce n’est pas toujours facile d’avoir des moments privilégiés avec l’un ou avec l’autre étant donné que nous sommes toujours tous les quatre ensemble.

Pour résumer, notre séjour à Santa Teresa était bien agréable et c’est une destination que je recommande pour nos amis surfeurs.

Nous avons fait ensuite le chemin dans l’autre sens : piste (le GPS nous ayant baladé nous avons eu droit à quelques passage de guets de fous!) puis ferry puis route jusqu’à Dominical car la presqu’île de Osa, notre destination suivante, était vraiment trop loin pour l’atteindre en une seule fois. Sur la route, nous nous sommes arrêtés au niveau du pont de Tarcoles pour admirer les dizaines de crocodiles qui se faisaient dorer au soleil ou qui jouaient les sous marins dans la rivière. Petit arrêt à Dominical pour que Jean-Michel surfeur puisse « checker le spot » (pour les non-initiés, un dictionnaire du surfeur est en préparation…) puis nous nous sommes mis en quête de notre logement pour la nuit. Une casita perdue dans la pampa. Et quand je dis perdue, c’est perdue. Nous avons eu beaucoup de mal à la trouver mais nous avons une fois de plus était très chaleureusement accueilli par « Pepe », un allemand qui vit ici depuis des années et qui aurait oeuvré en faveur de la réserve naturelle. Les enfants sont ravis car ils ont leur cabane rien que pour eux avec leur propre salle de bain. Mieux vaut aimer les bestioles car il y en avait partout. Je n’étais pas très rassurée mais j’étais loin de m’imaginer ce qui m’attendait à notre prochaine cabane.

Le lendemain matin, Nico est parti surfé puis nous sommes allés jusqu’à des cascades. 3 km de piste en montée et dans la chaleur mais tout le monde a bien marché. La première était une cascade d’une centaine de mètres dans laquelle la baignade était interdite et la deuxième, plus petite, offrait la possibilité de se rafraîchir. Malie n’a pas voulu se baigner, Téva et Nico en ont bien profité, quant à moi, quand j’ai vu qu’il y avait des poissons, je n’ai pas voulu y rester. Toujours courageuse quand il s’agit d’être au contact de la vie sauvage! Sur le chemin du retour, nous avons vu nos premiers aras. Bon, ils appartenaient à un restaurant, mais ils n’en avaient pas moins des couleurs magnifiques! Après cela, nous sommes partis pour la péninsule d’Osa.

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Encore beaucoup de route. A notre arrivée, il nous faut récupérer les clés à Puerto Jimenez. Le gars qui nous accueille nous donne 20 minutes pour faire des courses puis nous escorte jusqu’à la maison, enfin jusqu’à la cabane. Quand nous devons franchir un énorme guet, je comprends mieux pourquoi il voulait qu’on arrive avant la nuit. Jackie nous attend sur place pour nous faire faire le tour du propriétaire. L’équipement est rudimentaire, la douche extérieure et il n’y a pas de barrières pour fermer la mezzanine où dorment les enfants. Charmant. Il fait nuit très tôt. Nous nous dépêchons de manger (dehors, il n’y a pas de table à l’intérieur) mais nous ne pensons pas à fermer la porte du coup plein d’insectes se faufilant à l’intérieur dont d’énormes cigales. Nous luttons pour installer les moustiquaires correctement et je peux vous assurer que je ne me barricader sous les draps et sous la moustiquaire tout en imaginant des dizaines d’insectes essayant de me dévorer (sens de la mesure!). Le bruit des cigales géantes dans la moustiquaire me fait encore froid dans le dos. Mais ce n’était rien comparé à ce qui nous attendait pendant le nuit. En effet, vers 4 heures du matin, nous avons entendus des hurlements. C’était des singes hurleurs. J’avais l’impression qu’ils étaient sous ma fenêtre (en fait, ils étaient bien sous ma fenêtre). Leur hurlements sont vraiment flippants. Même s’il ne pouvait rien nous arriver, mon coeur cognait fort dans ma poitrine. Ce cinéma a duré une bonne heure.

Au petit déjeuner, un groupe de singes écureuils passent dans les bambous juste devant nous. Au secours! Qu’est-ce que je fais là? Et en plus on reste 5 jours!

Nous sommes partis en ville pour réserver la visite du parc national de Corcovado (guide obligatoire) et Nico insiste pour réserver aussi un tour de kayak (oh joie!). L’après-midi, nous profitons de notre jardin incroyable. Même si je ne suis pas fan de la vie sauvage, je dois reconnaitre que voir autant d’animaux à sa porte est tout de même extraordinaire. Nous avons eu la chance de voir le morpho (sublime papillon bleu emblème du pays), des perroquets verts, des aras, des singes écureuils et des singes hurleurs. Tout ça depuis notre terrasse. Assez unique.

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Le lendemain, nous avons rendez-vous à 5h20 du matin devant une petite boulangerie de Puerto Jimenez pour récupérer notre guide. Au premier coup d’oeil, nous avons un doute sur les compétences de ce dernier. Un vrai guide n’est-il pas censé avoir un énorme sac banane, des guides dépassant de toutes ses poches et un super téléobjectif? Le nôtre n’a rien de tout cela et nous confirme d’ailleurs dès les premiers mètres qu’il n’est pas vraiment guide mais que c’est un scientifique (geek, selon mon analyse) qui accompagne les touristes pour arrondir ses fins de mois. Nous roulons sur la piste pendant deux heures puis nous laissons notre véhicule sur un parking. Commence alors une marche d’approche de plus d’une heure et demie dont 30 minutes sur une plage (magnifique certes) en plein soleil et par une chaleur vraiment difficile à supporter. Pendant cette marche d’approche, le « guide » nous donne bien quelques informations mais nos guides précédents nous avaient déjà expliqué les mêmes choses et du coup l’effet de surprise n’y est plus. Quand nous arrivons enfin au parc national, Malie n’est pas au meilleur de sa forme. Elle a laissé beaucoup d’énergie à marcher sur la plage mais elle continue bravement. La balade dans le parc de Corcovado se révèle franchement décevante. Le parc en lui-même est très joli. Il longe une plage sauvage digne des plus belles cartes postales. Mais il fait chaud, notre guide n’a pas l’air franchement intéressé et nous ne voyons quasiment aucun animal. Nous avons payé une fortune (un prix absolument exorbitant), fait beaucoup de route, marché longtemps en pleine chaleur pour pas grand chose au final. Quand on pense qu’on a qu’à franchir la porte de notre cabane pour voir des animaux à foison, et gratuitement, ça fait un peu râler. Même topo pour le retour :marche, passage par la plage et piste. Cependant, au lieu de rentrer se reposer après une dure journée, Nico veut tester les spots locaux. Ils sont sur le chemin du retour alors je cède même si j’aurais préféré rentrer (la vie est faite de compromis…). Ce n’est pas le bon moment pour surfer mais il se met quand même à l’eau et prend quelques vagues minables. Nous ne pouvons même pas nous baigner car il y a des rochers partout. Quand nous rentrons enfin, Malie se plaint se de sentir mal. Nous la forçons à boire et à manger pour qu’elle reprenne des forces puis nous la mettons au lit. Et là, c’est le drame. Un premier vomito sur la moustiquaire, le drap du dessus, le drap housse et le tapis (elle n’aurait pas pu mieux faire) et le temps de lui monter un sac, un deuxième du haut de l’escalier sur … sa mère adorée qui lui montait un sac. Carnage. Scène apocalyptique. Il va sans dire que nous ne disposions pas d’une machine à laver et que nous avons du tout laver à la main. Trop sympa. Pendant ce temps, Téva se bidonnait sous ses draps en se repassant la scène de sa soeur dégobillant sur maman. L’accident enfin réparé, tout le monde est reparti ce coucher. Je suis d’autant plus déçue de la visite que Malie en a été malade. Mais rassurez-vous, la pauvre doudou était remise sur pied dès le lendemain.

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Le jour suivant, les enfants ont travaillé toute la matinée avec moi pendant que Nico était parti surfer. Puis l’après-midi, nous avons fait la fameuse sortie kayak. Comme vous pouvez l’imaginer, j’avais du mal à cacher mon impatience (NOT!!!). J’ai vraiment souffert à l’aller. Chacun de nous avait un enfant dans son bateau. Nico, trop heureux d’être dans un kayak s’amusait à faire des accélérations et à prendre des vagues pendant que je serrai les dents et que je ramais en silence en espérant secrètement que le supplice prendrait bientôt fin. Nous avons eu la chance de voir des dauphins tout proches de nous et la vue qu’on a de la mer sur la côte est vraiment très jolie. Nous avons longé des plages désertes de sable noir, ornées de palmiers. Puis c’est la pause (qui s’impose!). Bobby, notre guide, nous prépare un ananas. Puis nous faisons le retour par la rivière et nous naviguons au milieu de la mangrove. C’est calme. Il n’y a personne. Seulement nous et les petits oiseaux. Le guide tente de nous donner quelques explications mais nous n’arrivons pas à comprendre son anglais. Dommage. Nous assistons pour finir à un joli coucher de soleil.

Pour notre dernier jour sur la péninsule d’Osa, nous passons une bonne partie de la journée à la plage. Papa surfe, Malie lit dans son hamac et Téva et maman jouent aux Robinsons.

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Nous avons beaucoup apprécié notre séjour sur la péninsule mais si c’était à refaire, nous ne referions pas le parc de Corcovado.

Nous avons passé une nuit à San Jose pour rendre la voiture et à partir de maintenant le voyage se fait en bus. Une autre façon de voyager qui a ses avantages et ses inconvénients mais qui n’est pas sans charme…

La Naturaleza…

Petite info de dernière minute : le volcan Poas (celui où on n’a rien vu) est entré en éruption quelques heures après notre passage! Le parc est fermé pour un petit moment. Nous sommes parmi les derniers à y avoir accéder. Quand je pense que ça nous faisait bien marrer de porter des casques… Je vous mets le lien vers la vidéo de l’éruption.

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MONTEVERDE…

… ou le paradis des amoureux de la nature. Nous voulions aller à Monteverde mais en partant de la Tigra, là où on loge actuellement. Mais, sur un coup de tête, nous y sommes allés depuis Alajuela. Comme il y a beaucoup de route, nous avons réservé un petit B&B sur place et nous n’avons emmené que quelques affaires pour la nuit. Le matin même, nous avons réservé notre après-midi dans le parc de la Selvatura. Nous avions rendez-vous à 12h45 pour payer nos entrées et profiter des activités au programme. Le trajet nous a paru interminable. Monteverde est une destination très touristique, pourtant les 20 derniers kilomètres qui nous séparent ce cet écrin de verdure se font sur de la piste. Et pas de la petite piste de rigolos! Heureusement que nous avons un 4×4! D’un autre côté, ce n’est peut-être pas plus mal. Sinon, il y aurait encore plus de monde dans cet endroit magnifique. Les locaux se sont d’ailleurs opposés à la construction d’une route pourtant financée par le gouvernement. Nous sommes arrivés tout juste à l’heure. Le temps d’avaler un sandwich et de régler les entrées et nous voilà partis. Nous avions réservé un tour dans la canopée. Nous avions environ 1h30 pour nous promener en autonomie dans cette forêt incroyable. Le parcours comptait pas moins de 8 ponts suspendus dont un de plus de 100 mètres de long et à plus de 30 mètres de haut. Nous flirtions littéralement avec les cimes des arbres. Absolument formidable!

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Plus la fin du tour approchait, plus le stress montait chez les filles. Car les tyroliennes nous attendaient! 13 au total dont la fameuse tyrolienne d’un kilomètre de long! Plusieurs guides nous ont équipés et pris en charge au sein d’un groupe de touristes. Les enfants ont évidemment fait l’unanimité dans ce groupe d’adultes et nous ont bien fait rire. Je n’en menais pas large en montant à la plate-forme de la première tyrolienne. Mais pas question de se démonter devant mes enfants, en particulier devant Malie qui aurait donné n’importe quoi pour redescendre. Mais passée la première tyrolienne, une seule envie : remettre ça! Pour tout le monde! Les enfants ont adoré et les grands également! A deux reprises (pour les tyroliennes de 800 m et 1 km) les enfants sont partis tous les deux ensemble, accrochés à un guide. On les entendait se marrer en partant! Juste avant la dernière grande tyrolienne finale, les guides nous avaient réservé une petite surprise : la liane de Tarzan. Je vous explique le principe : vous montez sur une plateforme très haute, on vous accroche une corde au baudrier à laquelle vous vous accrochez (enfin à laquelle vous vous cramponnez!) et vous sautez dans le vide accroché à votre liane! Affreux! J’ai tellement hurlé que Téva en pleurait de rire. Les enfants ont été courageux et ne se sont pas laissés démonter. C’était pourtant très impressionnant. Et puis ce fut le moment tant attendu : la « méga » tyrolienne. Même si nous l’avons fait sous la pluie et dans la brume, nous en gardons tous un souvenir impérissable. Nous avons « volé » au-dessus de la canopée. C’était formidable même si c’était un peu flippant de voir mes enfants partir sur un câble dont on ne voyait même pas l’arrivée! Mais quelle expérience! Malie, pourtant réticente au début était ravie, quand à Téva, il nous a remercié et a dit que c’était le plus beau jour de sa vie. D’ailleurs les deux frangins ont décrété qu’ils ne feraient plus que des tyroliennes de 800 mètres minimum! Ben voyons…

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Le soir, nous sommes allés dormir dans un petit B&B tenu par un jeune couple adorable. A peine arrivés, nous sommes repartis aussitôt avec le gérant pour aller voir un figuier énorme! On pouvait grimper à l’intérieur comme à une échelle pour en atteindre la cime. Seul Nico s’y est risqué, du moins jusqu’au sommet. Nous avons pu y admirer un joli coucher de soleil. Le soir, nous avons mangé dans un petit restaurant où j’ai pu déguster mon premier céviché (plat de poisson cuit dans une marinade, délicieux).

LA RESERVE DE LA CURI-CANCHA

Le lendemain, nous avion rendez-vous avec Herbert (enfin d’après ce que j’ai compris quand il m’a dit son nom!) pour une visite guidée de la réserve de la Curi-Cancha. Moi qui n’aime pas particulièrement les animaux, je me suis régalée. Notre guide nous a montré de nombreux oiseaux de toutes les couleurs et nous a expliqué plein de choses sur les plantes et la forêt. Il s’est montré très gentil avec les enfants et pas avare en explications. Il nous a aussi donné beaucoup d’astuces pour prendre des photos avec l’iphone en se servant de son télescope. Une très belle sortie que je ne regrette absolument pas.

De retour à Alajuela, nous avons encore trouvé le marché fermé. Si on avait su ça le premier soir, on y aurait passé davantage de temps.

DEPART POUR LA TIGRA

Dernière nuit à Alajuela. Après un petit déjeuner à la crème glacée (le couple d’américains qui occupaient la chambre d’à côté nous avait laissé une petite surprise dans le congélo), nous partons pour notre prochaine destination : la Tigra. Même si nous avons apprécié d’être au contact des ticos (nom donné aux locaux), nous sommes contents de quitter le tumulte de la ville. D’autant plus que la maison que nous occupons grâce aux points gagnés avec le site HomeExchange est un petit coin de paradis. Le jardin est magnifique, il y a des fleurs, des plantes, une mare avec des poissons, un terrain de basket, une plate-forme pour observer les oiseaux, le tout complètement perdu dans la pampa.

Ce ne sont pas les proprios qui nous ont accueillis directement mais deux gars adorables qui travaillent avec lui. Et de nouveau, on nous a proposé une activité pour le soir. Le beau-père d’un des gars organise des tours de nuit pour aller observer les grenouilles. Je ne suis pas franchement enthousiaste mais j’en vois deux qui me supplient du regard (dont un adulte!) et je me laisse tentée. Alors oui, on a vu des tonnes de grenouilles de toutes les couleurs, pris des tonnes de photos de grenouilles de toutes les couleurs mais surtout on a rendu un enfant heureux! Téva s’est éclaté et nous a montré qu’il avait l’oeil pour repérer les animaux. Otto (le beau-père, guide « grenouille ») s’est pris d’amitié pour Téva et l’a invité à revenir gratuitement le lendemain pour voir les grenouilles qu’on ne voit que de jour et profiter de sa piscine. Malie et moi ayant eu notre compte question vie sauvage, nous avons laissé les garçons y retourner sans nous et c’est tout content d’avoir vu la fameuse grenouille rouge que nous les avons retrouvés (en ce qui nous concerne, la voir en photo nous a largement suffit!).

L’après-midi, nous sommes partis nous baigner dans des sources d’eau chaude naturelles. C’était très agréable pour terminer la journée.

Les deux jours suivants ont été consacrés au volcan Arenal. Ce volcan a une forme conique parfaite comme on l’imagine quand on se représente un volcan. On ne peut pas y monter mais on peut l’observer depuis le lac. Sur la route, nous nous sommes arrêtés pour voir le « Ceiba tree » qui aurait servi de modèle à l’arbre de vie du film Avatar. Mais comme je m’étais endormie au bout d’un quart d’heure, il va falloir que je regarde le film à nouveau pour confirmer! Un très bel arbre de 60 mètres de haut qui aurait plus de 500 ans.

Pour finir, nous avons fait la visite du Parc National d’Arenal en compagnie de Packi, un ami de Pierre (mon beau-père) qui guidait un groupe de français et qui a eu la gentillesse de nous faire profiter de la visite. Nous le remercions ainsi que le groupe qui a accepté notre présence. Nous avons vu quelques oiseaux, glané encore de nouvelles informations mais nous avons surtout marché sur une coulée de lave qui datait de 1992.

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Cet après-midi, retour au calme. Et alors que les enfants étaient en train de travailler, nous avons eu le plaisir de voir deux magnifiques toucans dans notre jardin!

Voilà pour les dernières nouvelles. Nous allons bientôt quitter le côté « nature » du Costa Rica pour en découvrir ses plages et son swell.

Au plaisir de lire vos commentaires.

A très bientôt.

PURA VIDA!

PURA VIDA

Ce sont les premiers mots que j’ai entendus en arrivant dans le pays après un long voyage. Même si tout s’est bien passé, trois vols, une nuit passée à l’aéroport et 7 heures de décalage auront eu raison de mon enthousiasme. Nous avons tout de même failli ne pas embarquer depuis Boston car le gars au check-in ne voulait pas nous faire nos cartes d’embarquement. La raison? Nous n’avions pas de billet retour depuis le Costa Rica donc d’après lui, nous allions nous faire refouler par l’immigration. Je précise quand même que Nico avait pris la précaution d’appeler directement l’ambassade pour clarifier la situation à ce niveau là car nous avions un doute et que l’ambassade avait assuré que le billet d’avion depuis le Panama suffisait. Apparemment non. Nous voilà donc à 5h30 du matin en train d’acheter un billet de bus Costa Rica / Panama (merci le wifi!) et à croiser les doigts pour que ça passe. Bref, le coup du bus a fonctionné et c’est tout crasseux, épuisés mais heureux que nous sommes arrivés à San José.

L’ARRIVEE

A l’arrivée, nous avons été pris en charge par une association à laquelle nous avions fait appel pour la location du 4×4. C’est vraiment confortable d’être accueillis et de ne pas avoir à se poser de questions à l’arrivée. Le chauffeur nous a conduit à notre hôtel (rempli de Français qui sont tous passés par la même association), petit havre de paix qui proposait des plats typiques « pas chers ». Nous n’avions pas encore la voiture, il faisait nuit, nous étions fatigués, alors on s’est laissé tenté. L’addition fut salée : 37 dollars pour deux quesadillas, un hamburger et un casado (le fameux plat à base de riz et de haricots rouges). « Pas cher » qu’il disait! Nous nous sommes rapidement rendus compte, même si nous l’avions déjà lu, que la vie est extrêmement chère au Costa Rica. Mais revenons à notre première nuit. Personne n’a demandé son reste et tout le monde a passé une bonne nuit. Le lendemain, après le petit déjeuner, nous avons bénéficié d’un briefing de la part de l’association avec laquelle nous avons fonctionné (Tout Costa Rica pour ceux qui seraient intéressés). Un jeune nous a donné quelques recommandations concernant le 4×4 et la conduite puis nous a donné une pléthore de conseils et d’astuces concernant la vie locale avant de passer en revue tous les secteurs touristiques. Nous avons vraiment apprécié ce briefing, très intéressant et très instructif. Téva a ensuite profité de la piscine puis notre 4×4 est arrivé.

Nous avons commencé par faire quelques courses avant de nous diriger vers Cartago pour notre deuxième nuit. Il se trouve que, comme souvent, je me suis trompée dans la date de la réservation de notre 2ème logement et que du coup, nous n’avions rien pour le soir même. J’ai trouvé à la hâte un hébergement vraiment pas cher vers Cartago et ce fut une véritable bonne surprise. Il s’agissait en fait d’une chambre chez l’habitant et nous avons ainsi fait la connaissance de Berna, une hôte exceptionnelle. Non seulement nous avons été très bien reçus mais en plus nous avons eu le plaisir de discuter avec cette charmante dame et avec ses amis.

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La basilique de Cartago

LE VOLCAN IRAZU

Le lendemain, nous nous sommes levés tôt pour nous rendre au volcan Irazu. Quand nous sommes arrivés sur le site à 8h du matin, il n’y avait quasiment personne. Le spectacle valait vraiment le coup. Le volcan Irazu possède plusieurs cratères dont le deuxième plus grand du Costa Rica (1 km de diamètre). Le ciel était bien dégagé et nous avons ainsi pu profité de la vue magnifique. Nous avons ensuite marché jusqu’au point le plus haut, à plus de 3400 mètres d’altitude. L’ascension fut difficile pour Malie à cause de l’altitude mais là encore nos efforts ont été récompensés. Tout d’abord, nous avons eu la chance de voir des oiseaux endémiques du Costa Rica. Puis nous avons eu le loisir d’observer trois sortes différentes de colibris. Enfin, arrivés au sommet, nous avons surplombé les deux cratères vus un peu plus bas, entourés d’une superbe mer de nuages. Magique! Téva a particulièrement apprécié de voir des oiseaux d’aussi près. Il était ravi.

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A midi, nous sommes retournés chez la dame pour récupérer nos sacs car on nous a bien mis en garde : on ne laisse rien dans la voiture! Même pas pour 5 minutes! Du coup, on ne laisse rien dans la voiture!

Direction ensuite Alajuela pour gagner l’hôtel que j’avais initialement réservé. La circulation est dense et désagréable. Nous sommes pris dans les bouchons et nous mettons un temps infini à parcourir quelques kilomètres. Arrivés à l’hôtel, c’est la déception en ce qui me concerne. Pas d’extérieur et environnement extrêmement bruyant. Quand l’hôte t’accueille avec des bouchons d’oreille sur la table de nuit, c’est pas bon signe. L’idée de passer quatre nuits ici me mine et je m’en veux d’avoir réservé ici. Mais l’accueil est très chaleureux (le papy est même allé à la boulangerie nous acheter des gâteaux) et l’hôtel-appartement bien équipé. Nous nous posons un peu l’après-midi et en profitons pour faire travailler les enfants. En fin d’après-midi, nous allons au marché nocturne. Et quel marché! Des étals de fruits et de légumes comme j’en ai rarement vus! Les gens y remplissent carrément leurs chariots. Nous avons envie de tout gouter, de tout acheter mais malheureusement nous sommes à pieds donc pas question de ramener une pastèque entière! Les vendeurs ne sont pas du tout agressifs et nous proposent de gouter leurs fruits. Nous nous montrons raisonnables et nous repartons seulement avec un morceau de pastèque, de la manzanna Dulce (sorte de pomme poire que personne n’a aimée) et du chirimoya.

LE VOLCAN POAS ET SARCHI

Le lendemain, nous nous sommes levés à 6 heures du matin pour nous rendre au volcan Poas. C’est un volcan encore en activité dont le magnifique cratère émet des fumerolles. Arrivés sur place, il ne fait vraiment pas chaud et le ciel est brumeux. On nous équipe de casques car il y a toujours un risque de projection et nous partons avec notre groupe. En effet, la visite du volcan est hyper réglementée : seuls un nombre limité de personnes peut y aller à la fois et on ne peut rester au cratère que 20 minutes maximum. Nous  parcourons les quelques 200 mètres qui nous séparent du cratère et là : déception! Nous ne voyons rien du tout. C’est complètement bouché. Nous n’avons pas la vue mais nous avons l’odeur! Cette odeur de souffre caractéristique et qui incommode Malie. Et nous voyons aussi les impacts de la dernière activité du volcan, en avril 2017. Nous n’avons pas eu de chance sur ce coup là mais c’était quand même exceptionnel de se tenir si près d’un volcan en activité.

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Les traces de la dernière activité.

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La vue sur le Poas!

Nous avions décidé d’aller ensuite à Sarchi, ville artisanale par excellence. On y travaille le bois et on y fabrique les fameuses charrettes colorées dont les roues sont un véritable emblème du pays. La petite ville est sympathique : jolie église aux murs verts et plus grande charrette colorée du Costa Rica. Nous nous arrêtons dans une boulangerie pour déguster quelques spécialités locales puis nous nous rendons au jardin botanique situé juste à côté. Avant de l’atteindre, nous nous arrêtons dans LE magasin de souvenirs du pays. C’est un peu tôt dans le voyage pour faire des emplettes mais on y trouve de tout et à un prix raisonnable. Tout le monde fait ses petits achats et nous allons ensuite au jardin botanique. C’est un véritable havre de paix. Nous nous promenons au milieu d’une nature luxuriante et « étiquetée! », ce qui nous permet d’apprendre quelques noms de plantes. Les enfants s’en donnent à coeur joie avec leurs appareils photos et s’éclatent aux jeux pour enfants.

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Nous rentrons dans l’après-midi à l’appartement pour les faire travailler un peu et nous nous rendons au marché, en voiture cette fois, pour trouver porte close! C’est fermé le samedi soir et le dimanche aussi! Du coup, pas de fruits et légumes frais pour nous!

BILAN

Finalement, je me suis habituées à notre appartement. Avec les bouchons d’oreille, je ne suis pas du tout gênée pour dormir et il est quand même bien placé par rapport à nos visites. Je mets mon coup de mou sur le compte de la fatigue. D’ailleurs j’ai été un peu longue à écrire cet article car j’était trop fatiguée pour m’y mettre.

Les enfants sont très sages et travaillent sérieusement. Les gens sont très chaleureux et accueillants. Les maisons sont colorées. La nature est luxuriante… Et tout est cher! PURA VIDA!

LE MEILLEUR RESTE A VENIR

On y est. Aujourd’hui, c’était le dernier jour d’école pour les petits comme pour les grands et c’est toute pétrie d’émotions que j’ai récupéré Malie à la sortie des classes. En effet, sa maîtresse et ses petits camarades lui avaient organisé un goûter surprise et l’ont gâtée de multiples mots et dessins. Mais ce qui l’a encore plus touchée, c’est la « douche de compliments », un moment qu’elle attendait avec impatience depuis longtemps, un moment au chacun vient lui glisser à l’oreille une gentillesse. Elle en avait presque les larmes aux yeux en sortant et les miens n’étaient pas loin de se remplir non plus quand j’ai vu mes deux enfants sortir de l’école, entourés de leurs camarades, chacun se pressant pour avoir le privilège de les tenir par le cou. Au moment des aurevoirs, pas de jalousie, pas d’aigreur. Je n’ai vu que des yeux et des sourires sincères qui disaient « vous avez de la chance, profitez-en bien » et qui souhaitaient « bon voyage » avec une sincérité et une candeur propres aux enfants de leur âge. La veille, c’est Téva qui avait été mis à l’honneur dans sa classe. Pour lui aussi, un goûter surprise avait été organisé et il s’était vu offrir un joli dessin et un marque-page signé de tous ces camarades et de sa maîtresse. Tous deux furent extrêmement touchés et je suis vraiment reconnaissante envers tous les parents, les enseignantes et les camarades de classe qui ont fait de ce départ une véritable fête. Je ne sais pas s’ils liront ces lignes un jour mais je les en remercie chaleureusement. Ce sont des choses qui comptent dans une vie.

Les « grands » aussi ont fait leurs adieux ce soir. Nico a payé un pot à ses collègues et tout le collège était là pour dire au revoir à son surfeur des garrigues. Il était à la fois heureux et surpris de voir autant de monde présent pour lui.

Quant à moi, fidèle à ma sauvagerie légendaire, je me suis contentée de faire la bise aux quelques personnes encore présentes au lycée un vendredi soir. Mais, notez le progrès, j’ai quand même laissé un mot au tableau de la salle des profs (on avance…). Certains, lundi matin, vont se demander « qui c’est celle-là? », d’autres se diront « je ne savais même pas qu’elle partait » et une autre enfin prendra pour poste et mon casier pour le reste de l’année. Et dans mon casier justement, cette petite « boîte aux lettres » souvent à l’image de notre personnalité, j’y ai trouvé une délicate attention qui m’a beaucoup touchée. Une de mes collègues d’anglais, Horia avec un O pour ne pas la citer, y avait glissé un petit cadeau fait maison. En effet, en plus d’être prof d’anglais, Horia  a des talents de couturière et a confectionné une série de 4 étiquettes pour nos bagages. Pratiques, les étiquettes sont également adorables. Et de cette façon, elle sera toujours un peu avec nous.

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Et puis il y a aussi tous nos généreux bienfaiteurs, qui nous ont donné un petit coup de pouce sur le site globe dreamers. Un grand merci à vous tous. Les temps sont durs pour tout le monde et que vous choisissiez de consacrer une partie de votre budget pour nous aider, ben nous on trouve ça formidable et ça nous fait chaud au coeur. Le projet restera sur la plateforme globe dreamers pendant deux mois encore. Alors, si le coeur vous en dit…

En tous les cas, un grand merci à tous pour vos gentils messages, vos retours positifs, vos petites et grandes attentions (merci pour les chocolats et les culottes panda!). Merci d’avoir envie de nous suivre dans cette aventure. C’est important dans un projet comme celui-là de se sentir soutenu.

Alors, préparez vos bagages. Sortez vos passeports. Le décollage est imminent mais …

L’AVENTURE A DEJA COMMENCE…

To be continued…

NOTRE PROJET

Je crois qu’il est grand temps de présenter notre projet! Même ma mère ne sait pas où on va!

POURQUOI CE GRAND VOYAGE

Evidemment, cela ne nous a pas pris comme ça, d’un coup! Cela fait presque 15 ans que nous mettons de l’argent de côté pour ce projet en se disant « un jour peut-être… ». En effet, nous avons toujours aimé voyagé, d’abord en couple, avant l’arrivée des enfants, puis en famille. Et nous nous sommes toujours dit qu’un jour, nous partirions 6 mois en voyage sur le continent Américain avec nos enfants. Nous voulions attendre le bon moment pour Téva et Malie. Trop jeunes, ils n’en auraient pas profité de la même façon. Nous avons envie qu’ils en gardent des souvenirs et que ça leur apporte véritablement quelque chose, que ce soit sur le plan humain ou sur le plan culturel. Plus tard? Cela nous semblait plus compliquer à gérer par rapport à l’instruction en famille. Les enfants sont encore au primaire, ce qui signifie un seul voire deux interlocuteurs. Cela simplifie les échanges et permet de savoir exactement ce qui a été fait et ce qui doit être encore étudié. Ce ne serait peut-être pas plus difficile si les enfants étaient au collège mais en tous cas, c’est notre ressenti.

Du coup, le bon moment étant enfin arrivé, nous avons fait notre demande de mi-temps annualisé et nous l’avons obtenu du premier coup. Pour information, un mi-temps annualisé permet de faire toutes ses heures sur la moitié de l’année (au lieu de la moitié des heures sur toute l’année) et assure une rémunération à mi-traitement toute l’année.

Au début, nous avons eu du mal à y croire! Notre projet vieux de 15 ans allait enfin voir le jour! Plus possible de reculer.

Même si c’est une grande joie, ce voyage a aussi été (et est toujours!) source d’angoisses. J’ai même eu envie de tout annuler et de renoncer. Ce n’est vraiment pas facile, même si c’est un choix de notre part, de sortir de sa zone de confort. Tellement de questions! Si peu de réponses. On ne savait pas par où commencer.

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LE CHOIX DES PAYS

On aurait bien rajouté quelques destinations à notre périple, mais il a fallu se montrer raisonnable et faire un choix.

Tous les pays dans lesquels nous allons séjourner sont des pays « coups de coeur », qui nous font rêver.

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En les prenant dans l’ordre de visite, le Costa Rica est un pays qui a toujours attiré le surfeur de la famille à savoir Nico. De plus, d’après les reportages, c’est LE pays où il fait bon vivre. PURA VIDA! Les photos donnent franchement envie et tous les gens qui y sont allés en sont revenus ravis.

Nous nous rendrons ensuite au Panama par voie terrestre. Pourquoi le Panama? Parce que c’est collé au Costa Rica et parce que … pourquoi pas? Sans trop savoir pourquoi, le pays nous attire. Nous y allons vraiment sans savoir ce que nous allons y trouver et c’est ça aussi l’aventure!

Depuis le Panama, nous prendrons un avion pour la Bolivie et nous nous rendrons ensuite au Pérou par voie terrestre. Ici , pas besoin de s’étendre sur le choix de ces pays. Ils faisaient déjà partie des destinations envisagées lors des voyages précédents. Les paysages à couper le souffle, les traces des civilisations anciennes, le folklore nous ont donnés envie de nous rendre dans ces deux pays.

Nous quitterons le Pérou en avion pour nous rendre dans l’Ouest des Etats-Unis : Los Angeles et les grands parcs nationaux seront au programme. Inutile de dire que comme toute bonne prof d’anglais qui se respecte, le séjour sur le sol américain est un passage obligé, presque un devoir! Nous envisageons d’acheter sur place un camping-car afin de sillonner les routes du grand ouest et de remonter ainsi ainsi jusqu’au Canada, notre dernière destination.

Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi, mais j’ai toujours souhaité visiter ce pays. Cette fois-ci, ce sera en été, mais j’aimerais bien aussi y séjourner en hiver.

Voilà pour la liste des pays.

Nous passerons entre 4 et 6 semaines dans chaque pays. Rien n’est vraiment figé à l’avance. On se laisse le droit de changer d’avis et d’adapter notre circuit à nos envies.

Et vous? Quels pays auriez-vous choisis?

Alors, ça avance votre voyage?

Alors, vous êtes prêtsDepuis qu’on a annoncé qu’on partait quelques mois sur le continent américain, beaucoup de personnes se sont intéressées au projet et nous demandent régulièrement si nous sommes prêts, où nous en sommes… La réponse :

NOUS SOMMES LOIN D’ETRE PRETS ET CE N’EST PAS GRAVE!

Enfin, c’est ce que je me répète pour me rassurer!

CE QUI EST FAIT

Fort heureusement, nous avons quand même avancé dans nos préparatifs. A ce jour, nous avons :

-décidé de l’itinéraire général du voyage

-acheté les billets pour le Costa Rica

-pris nos dispositions pour l’instruction en famille

-engagé une personne qui gèrera la location de la maison

-ouvert un compte dans une banque en ligne

-créé ce site

-monté un dossier de sponsoring dans l’espoir d’avoir quelques partenaires

-tranché sur la question des vaccins

Je reviendrai sur ces différents points dans un prochain article pour expliquer nos choix.

CE QU’IL NOUS RESTE A FAIRE

Encore beaucoup de choses à vrai dire!

-le plus urgent à ce jour, c’est de décider d’un itinéraire pour le Costa Rica afin de pouvoir réserver des hébergements. En effet, nous allons essayer de nous loger là-bas grâce au site Guest to Guest . Il s’agit d’un site qui permet d’échanger sa maison contre des points qui à leur tour vous permettront de vous loger chez un particulier. Ce système est plus souple que les systèmes traditionnels déjà existants car il n’est pas nécessaire d’échanger sa maison aux mêmes dates, ni même avec les personnes chez qui vous voulez aller. Vous êtes rémunérés en points qui vous servent de monnaie d’échange. Du coup, en ce qui nous concerne, il faut qu’on se décide au plus vite pour bloquer les hébergements mais j’avoue que j’ai du mal à me décider. Nous n’avons jamais fonctionné de cette façon. D’habitude, quand nous partons, nous savons à peu près où nous allons mais rien n’est figé, rien n’est réservé à l’avance.

-commander les visas de transits pour les Etats-Unis car nous allons faire escale à Boston une nuit (hôtel? pas hôtel? nuit dans l’aéroport? Toujours pas décidé!)

-se renseigner pour l’entrée au Costa Rica : comme nous avons l’intention d’aller au Panama par voie terrestre, nous n’aurons pas de billet retour à présenter au moment de notre entrée sur le territoire. Seulement nos billets Panama-Bolivie. Or, le Costa Rica exige un billet retour ou de transit… Bref, pour l’instant, c’est encore flou.

-démarcher d’éventuels partenaires

Ça, c’est pour le plus urgent. Il nous reste aussi à compléter notre garde-robe, constituer notre trousse à pharmacie, commander les visas pour notre séjour aux Etats-Unis,…

BREF, ON EST LOIN D’ETRE PRETS MAIS … CE N’EST PAS GRAVE!